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Ergonomie

alitementInstallation au lit et au fauteuil

La personne consciente est positionnée 1/2 assis. En milieu hospitalier la personne inconsciente est installée sur un matelas antiescarres dit "alternating". Elle sera changée régulièrement de côté et surtout les membres seront positionnés pour éviter toute raideur: pied à 90°, mains en supination, surélevées, genoux ne se touchant pas...


 

Installation au lit et au fauteuil

Lorsqu'on allonge une personne, on parle de décubitus. Il faut éviter toute pression prolongée

Position fauteuil

position fauteuilLe patient est positionné:
- en légère inclinaison postérieure du tronc,
- les jambes reposant sur une banquette,
- les talons libres de pression ( à l'extérieur)

On privilégie le fauteuil à la chaise.
Des accoudoirs stabilisent la position du patient.
Le patient ne doit pas s'affaisser dans son fauteuil et sera immédiatement relevé .

Position demi assise

demi-assisPour toute personne consciente surtout si cardiaque ou respiratoire.
Si l'alitement est prolongée, trop assis la pression sur les fesses est importante.
L'idéal est une position demi assise à 30°pour la tête mais aussi pour les pieds

Décubitus dorsal et latéral (alterné)

position litLes personnes en fin de vie plus ou moins conscient, les malades de réanimation seront installés à plat dos, tête relevée.
Les pieds seront installés à 90 °.
Les talons seront dans le vide, sans appui.
L'intérieur des genoux ne se toucherons pas au besoin on intercalera un oreiller.
Les genoux sont fléchis au minimum de 35° et les hanches à 35°.
Les coudes n'appuieront pas sur un plan dur et un malade immobile aura les
Les mains en supination (paume vers le lit) légèrement surélevés avec un oreiller.

On vérifiera que la tête, le sacrum, les épaules, les talons n'appuient pas ou au minimum.

Un patient immobile sera changé régulièrement de position : côté gauche-dorsal-côté droit, dorsal...
En latéral, l'inclinaison sera de 30° avec un soutien dorsal (coussin)

En geste d'urgence, on a appris à positionner la victime en PLS.
A l'hôpital, la liberté des voies aériennes est maitrisée (aspiration, trachéotomie, intubation...), l'alimentation contrôlée (sonde, par les veines.. .) donc la position décubitus dorsal est possible.

Le lit est souvent protégé en dessous avec un matelas anti escarres dit alternating ou à eau

Décubitus ventral

Le malade repose sur le ventre (position que le malade prend spontanément lorsqu'on lui demande de se mettre sur le dos.)
Elle est exceptionnelle dans les abcès de fesse par exemple.
Un oreiller sera posé en dessous sur le thorax ou sous les 2 épaules afin de permettre chez certains patients une meilleure respiration.




Attitudes vicieuses

Elles apparaissent lors d'une mauvaise installation du malade sur le lit, le brancard ou le fauteuil.
C'est aussi le malade qui se met spontanément dans une mauvaise position pour éviter la douleur.
Les conséquences à moyen terme sont l'ankylose, la déminéralisation de l'os (ostéoporose), l'arthrose, les rétractions des tendons et la fonte des muscles (amyotrophie).

Ankylose

Une articulation qui ne bouge pas s'enraidit.
Il faut régulièrement mobiliser avec douceur.
L'aide d'un kinésithérapeute sera la bienvenue.

Equinisme

C'est l'hyperextension du pied sur la jambe. (Le pied "tombe")
À la marche, la personne ne peut plus prendre appui et donc marcher.
Il faut maintenir le pied à 90° dans le lit.

Rétraction des nerfs

Les tendons se contractent, car il n'y a plus de tonus de base. C'est le cas lors d'une paralysie comme l'hémiplégie.
Les articulations se fléchissent. Il faut donc mobiliser en permanence les articulations.

Rotation

Le pied peut aussi tomber vers l'extérieur.

Compressions des nerfs

Les nerfs passent dans des zones d'appui ou dans des gouttières des os.
Il faut éviter qu'ils soient comprimés longtemps.
Dans ce cas des fourmillements apparaissent appelés paresthésies, des engourdissements voire une faiblesse musculaire.
Cela peut survenir aussi pendant le sommeil avec un bras en l'air par exemple. (position des "amoureux", endormissement avec la ceinture de sécurité...)
Les zones à risques sont le coude, l'épaule.

Syndrome du canal carpien

La personne ressent des picotements, engourdissements, fourmillements ou des décharges électriques dans les doigts.
La main semble gonflée, engourdie, endormie. On essaye de bouger la main pour faire disparaitre les signes.
Un nerf est coincé au niveau du poignet. Un avis médical est nécessaire pour une éventuelle intervention chirurgicale.

▷ Voir Wikipedia

Installation d'un hémiplégique

La paralysie de la moitié du corps survient après un accident vasculaire cérébral (A.V.C.)
Ce patient a besoin de séances rapprochées de kinésithérapie.
Le membre paralysé est en rétraction.
La marche est difficile.
Il faudra donc s'aider d'appareillages et l'ambulancier aidera l'hémiplégique dans ces déplacements.
On se renseigne sur les possibilités du malade et sur ses capacités de déplacement.
Même s'il ne peut pas parler (aphasie) il peut comprendre vos paroles ou lire sur un papier.
Il faut donc expliquer au malade toutes les manœuvres à pratiquer.
Il sera installé sur un drap propre, lisse, maintenu au sec, couché sur le côté sain en protégeant ses talons et coudes en cas d'escarres.
Le membre supérieur sera surélevé et on ne tirera pas dessus. Son membre ne sera pas coincé. Il sera mobilisé régulièrement et on stimulera les zones de compressions
Pour une simple hémiplégie à mobilité réduite, il faut s'assurer le soutien et le maintien du malade pour éviter la chute, en se maintenant en permanence au contact du malade (bloc hanche-cuisse-genou ) et en le soutenant.



 

Escarres

escarreC'est la peau qui s'abîme par un appui prolongé (alitement, inconscience...).
La peau et tous ce qu'il y a en dessous ( graisse, muscles...) ne reçoit plus de sang donc d'oxygène et de sucre car le poids du corps fait "garrot".
D'où l'apparition d'une ischémie puis d'une nécrose.

Constitution

escarresElles sont en rapport avec une compression de la peau et des tissus voisins par le poids du malade contre un plan dur chez un patient qui bouge très peu. La circulation sanguine est garrottée, elle s'arrête, les tissus ne sont plus irrigués. Il y a destruction de la couverture cutanée, peau voire tissus voisins, y compris parfois des muscles. L'os est parfois à nu!....
Regardez lorsque vous êtes avachie dans votre fauteuil en regardant la TV. Régulièrement vous changez d'appui en bougeant les fesses !

Quand ?

Elles surviennent chez des personnes âgées, alitées, immobiles, et chez les paraplégiques ou tétraplégiques.
Elles apparaissent aux zones peu rembourrées par de la graisse et prenant appui contre un plan dur:
- les fesses et le sacrum,
- le talon,
- la face interne des genoux,
- le dos et la face postérieure du crane (occiput).
En théorie une escarre ne doit pas survenir. C'est un défaut de soins!

Facteurs favorisants

Ce sont:
- fragilité de la peau, humidité
- trouble de la circulation du sang
- dénutrition (mauvaise alimentation)
- limitation mouvement, plan dur
- pli du drap
- action de la pression, pas de changement de position
- détérioration préexistant des tissus

Stades

Elles se reconnaissent d'abord par une zone rouge qu'on appelle "érythème". Si on appuie avec le doigt, ça laisse une empreinte blanche qui disparaît rapidement. La vascularisation est encore bonne. Si des soins fréquents sont pratiqués, la plaque régresse.
Puis des plaques violacées et noirâtres, ensuite la peau s'ouvre avec une phlyctène. Un trou plus ou moins profond va se constituer. Des soins importants et prolongés seront indispensables avec parfois intervention chirurgicale.

Prévention

alternatingLe changement de position doit être fréquent avec massage des zones rouges.
Une hygiène rigoureuse est indispensable avec changement des draps et couches devant une incontinence.
On évitera la dénutrition grâce à une bonne alimentation.
Il sera installé à l'hôpital en position adaptée avec les zones d'appui protégées, si possible sur un matelas spécial type " alternating" constitué de boudins d'eau ou d'air en mouvement.
escarresLa face interne des genoux ne se toucheront pas.
Toute rougeur sera immédiatement massée.
On surveillera particulièrement les zones d'appui : occiput, omoplate, sacrum, hanche (si sur le côté), face interne des genoux, talons.
Les draps n'auront pas de plis.

Transport

L'escarre est protégée par un pansement stérile (pour éviter la surinfection).
Les draps seront propres et sans pli.
Surtout le malade est fréquemment changé de positions tout en protégeant les points d'appui.
Toute manipulation demande le lavage des mains et le port de gants à usage unique.
Il faut respecter les règles élémentaires d'hygiène.
il ne faut jamais laisser le malade dans ces déjections: selles ou urines. Il faut immédiatement nettoyer et changer les draps.
Si le trajet est long, les escarres (en voie de constitution) seront massées.
Aucun tuyau, sonde urinaire, voire poire d'appareil à tension (!) ne prendra appui sur le corps du patient.
La sonde urinaire passera au dessous de la cuisse.
Sans contre-indications, la personne boit abondamment.

Résumé

 

Points clefs

  • Conscient = 1/2 assis
  • Position des membres de l'inconscient à connaître
  • Alitement prolongée : matelas antiescarres, changement de côté, propreté

Répertoire

  • Recopier et définir les mots suivants :
    • décubitus dorsal : sur le dos
    • décubitus ventral : sur le ventre
    • ankylose, équinisme
    • paresthésies
    • hémiplégie, aphasie
    • escarres

Conseil

 


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Dr Pierre BLOT chim