Morts subites du nourrisson: plus de diminution

 

Il y a un an l’INVS (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) concluait qu’un nombre important de morts subites du nourrisson pouvait être prévenues par une bonne prévention. (Environ 250 morts par an dont une forte proportion d’enfants couchés sur le ventre ou un support mou).

Un article du journal La Croix constate que le nombre de cas ne baisse plus et qu’il serait urgent de renouveler les campagnes en faveur d’un couchage sécurisé.

Une étude américaine récente souligne aussi le danger de dormir dans le même lit que son enfant.

Rappelons le rôle favorisant d’une chambre trop chauffée, du tabagisme, de la prématurité…
Le mécanisme exact est à ce jour inconnu mais surement multifactoriel.
Mais parfois une vraie cause est retrouvée d’où l’intérêt d’une autopsie systématique.
Pas facile à faire accepter par les parents, mais quand ils reviennent un an plus tard pour mettre en route un nouveau bébé, ce rapport est utile.
Pas d’autopsie médico-légal (rapport difficile à obtenir). En général un hôpital par département est habilité à pratiquer cet examen et surtout d’accueillir les parents : pédiatre, psychologue…
C’est un des rares cas où une certaine tolérance est acceptée pour transporter en simple ambulance le corps de l’enfant.
Petit conseil : pas de parole malheureuse sur les lieux du drame, genre  » mines complices entre sauveteurs faisant comprendre que la nourrice a mal surveillé ! ».

Explication à la mode : une hypersensibilité vagale et il semblerait que les nourrissons sauvés deviennent chez l’adulte des personnes faisant facilement des malaises vagaux.

Rappelons que contrairement à la respiration qui reçoit sa commande via le cerveau et de nombreux nerfs, le cœur bat tout seul. Néanmoins un nerf appelé pneumogastrique ou X ou vagal peut demander au cœur de ralentir voir de s’arrêter (vue du sang, forte douleur….) Heureusement le cœur comprend vite que ce ordre est inapproprié et rapidement ne tient plus compte de cet injonction.

Ex: lors d’une petite anesthésie locale, l’opéré est mis sous monitoring cardiaque et à la simple vue de l’aiguille son cœur ralentit et sur le scope on voit même un tracé plat, plutôt une longue pose (le mot arrêt cardiaque n’est pas utilisé, mais le traçé est tout comme) et la personne a une syncope puis rapidement le cœur repart à son rythme habituel. Il ne faut pas dire à la personne qu’elle est allergique aux anesthésiques locaux d’ailleurs souvent il n’a même pas éte injecté.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_subite_du_nourrisson

http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1596_mort_subite.htm

À propos de admin

Médecin anesthésiste-réanimateur, CH Montfermeil,93. Ancien directeur médical de l'institut de formation ambulancier de l'Est parisien, 93330 Neuilly/M
Ce contenu a été publié dans Module 1, avec comme mot(s)-clef(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>