Mort subite après crise d’épilepsie

La mort subite inexpliquée dans l’épilepsie (SUDEP) est exceptionnelle.
L’étude mondiale MORTEMUS a étudié les arrêts survenus en milieu hospitalier.

Elle confirme que la mort subite est en rapport avec des troubles graves et précoces des fonctions respiratoires et cardiaques d’origine centrale. (Respiration rapide de 18 à 50)
Elle survient lors d’une crise d’épilepsie avec décès immédiat (dans les 3 mn) ou après une brève reprise des fonctions suivie d’un arrêt (apnée terminale observée jusqu’à 11 mn).

Même s’il s’agit d’une complication rarissime, il est vivement recommandé de renforcer la surveillance pendant la crise et après.

Ryvlin P, Nashef L, Lhatoo SD, et al. Incidence and mechanisms of cardiorespiratory arrests in epilepsy monitoring units (MORTEMUS): a retrospective study. Lancet Neurol. 2013;12:966-77.

À propos de admin

Médecin anesthésiste-réanimateur, CH Montfermeil,93. Ancien directeur médical de l'institut de formation ambulancier de l'Est parisien, 93330 Neuilly/M
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Une réponse à Mort subite après crise d’épilepsie

  1. ROLLOT Jacqueline dit :

    Bonjour,
    Mon mari a fait sa 1ère crise d’épilepsie le 28 juillet 2017 à l’âge de 69 ans. il était assis dans un fauteuil et après s’être plaint d’une crampe dans la jambe, il s’est raidi des 4 membres avec une grimace de douleur pendant une dizaine de secondes, puis des convulsions pendant moins de 30 secondes, puis il est retombé inconscient dans son fauteuil, semblant dormir : il ronflait même très fort. Les pompiers sont arrivés dans les 5 minutes, puis le Samu. Ils n’arrivaient pas à le réveiller. Au bout d’1/4 d’heure, il a commencé à remuer en tous sens, ne voulait pas rester en PLS, bien qu’inconscient. Il fallait 3 pompiers pour le maintenir pendant que le médecin du Samu faisait prises de sang et autres examens. Il a fallu le sédater fortement avant de le transférer aux urgences du CHU au bout de 2 heures sans qu’il ait repris conscience. Là, le scanner a identifié 2 petites tumeurs au cerveau, l’une d’elles entouré d’un œdème qui avait provoqué la crise. Après quelques jours de surveillance, il est rentré à la maison et sa maladie ne se voyait pas du tout. Il avait un traitement de Lévétaciram, de corticoïdes et l’Eupressyl qu’il prenait depuis plusieurs années pour son hypertension. Une endoscopie et une biopsie bronchiques ont montré qu’il n’avait rien aux poumons, comme ses médecins avaient pu le craindre. A partir de cet examen, pratiqué le 17 août, il était chaque jour plus fatigué et souvent essoufflé. Il avait un programme d’examens et devait commencer ses séances de radiothérapie. Le 30 août, il devait passer un PET scan à jeun à 11 heures du matin. Malheureusement, il est tombé juste devant les grilles et n’a pu survivre, malgré les massages cardiaques et intubation. Le décès a été imputé à un arrêt cardiaque, mais je pense que celui-ci a été précédé d’une forme d’épilepsie, car quand je l’ai vu à terre, il avait la langue qui dépassait entre les lèvres et de la bave autour. Je me console aujourd’hui en me disant qu’il a évité des souffrances car je ne sais pas si on aurait pu lr guérir de manière à lui faire recouvrer une parfaite santé.
    Merci de m’avoir lue

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