Présentation

Le site www.formationambulancier.fr permet d’acquérir des connaissances afin de préparer le diplôme d’ambulancier.
Il sera aussi utile à toute personne intéressée par l’urgence.

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MCE : on fatigue vite surtout si votre forme physique n’est pas au RDV

La fatigue du sauveteur altère la qualité du massage cardiaque externe, quelques minutes après son début.
Une étude espagnole* confirme l’importance de la force musculaire de vos bras.
Plus votre forme physique est bonne, plus vous êtes efficace.

Rappelons que le MCE doit être effectué à une fréquence de 100 à 120 / minute, avec 100 % de compressions au centre du thorax, une dépression thoracique de 50 à 60 mm et un temps égal de compression et de relaxation du thorax à 100 % du temps.

Or au bout de 5 mn, la qualité du MCE diminue surtout la dépression. Les personnes lourdes seront plus efficaces, à l’opposé les petits poids devront compensés en renforçant la force musculaire des bras.

En conclusion, sauveteurs professionnels soyez en pleine forme physique.

* Références :

- López-González A, Sánchez-López M, Garcia-Hermoso A et coll. : Muscular fitness as a mediator of quality cardiopulmonary resuscitation. Am J Emerg Med., 2016.
– GD Perkins, AJ Handley, RW Koster et coll. : European resuscitation council guidelines for resuscitation 2015.

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Foudre

Le nombre de foudroyés en France est d’environ 100 personnes avec 30 % de décès (certains gardent des séquelles) pour un million de coups de foudre au sol. En résumé la probabilité qu’une personne soit touchée est faible.

L’orage

Un nuage orageux est un cumulo-nimbus parfois de plusieurs dizaines de kms de hauteur avec un sommet aplati en forme d’enclumes. Il se forme car il y a de l’air chaud et humide au sol et de l’air froid en altitude. Des courants ascendants font gonfler les nuages. De grosses quantités d’eau (en bas) et de glace en haut) sont stockées. La base du nuage est à 2 à 3000 m.
Il se forme des charges électriques, positive en haut, négative en bas, alors qu’au sol des charges positives montent.

La foudre

Elle se manifeste à nous par l’éclair et le tonnerre.

-          L’éclair

Les charges du bas du nuage et le sol essayent de se rejoindre attiré par le contraire, en empruntant le chemin le plus court et sans résistance comme un arbre, une pointe, un homme debout…et aussi un paratonnerre. Une prédécharge ascendante trace le chemin suivi en une fraction de seconde de la décharge descendante dont la puissance peut atteindre 100 000 volts avec un fort dégagement de chaleur jusqu’à 3000° ! (Mais l’éclair peut être ascendant à partir d’un élément haut : montagne, mat…). Il y a aussi des éclairs à l’intérieur des nuages.

-          Le tonnerre

Il est dû à l’expansion brutale de l’air qui se réchauffe dans l’éclair. On l’entend après l’éclair car si la vitesse de la lumière est de 300 000 m/s, le son est de seulement 340 m/s. Pour connaître la distance où est tombée la foudre, on compte à partir de l’éclair et on divise par 3, ou par ex « 1,2,3 = 1 km)

Comment être foudroyé

L’homme est hélas un bon conducteur surtout lorsque la peau est humide. Comme pour l’électrocution, le trajet privilégiera les axes vasculaires et nerveux (d’où les brûlures cachées). Plusieurs mécanismes sont possibles et peuvent être associés.

- Coup de foudre direct
La foudre se décharge sur la victime
Elle arrive généralement sur un point haut (tête, épaule ou main) et elle doit rejoindre la terre en passant par les pieds. Pour cela, elle va choisir les organes les plus conducteurs du corps : les nerfs, les vaisseaux sanguins ou les muscles. Les os et la graisse sont en général épargnés car ils ne sont pas ou peu conducteurs, de même que la peau, si elle est sèche. Elle passe volontiers par les objets métalliques portés.

- Coup de foudre latéral
La victime est à proximité immédiate d’un objet recevant la foudre comme un arbre. Un arc secondaire se produit

- Electrisation de contact
La personne touche un élément foudroyé

- Foudroiement par tension de pas
La foudre touche la terre et indirectement la victime

- Foudroiement indirect
Via les fils électriques, téléphonique, TV

- Foudroiement collectif
D’une personne à l’autre

Conséquences indirectes

-          Effet acoustique (surdité)

-          Effet blast (souffle)

-          Effet lumineux (arc électrique)

-          Traumatismes (chute d’arbres…)

Bilan du foudroyé

Après le foudroiement, plusieurs scénarios sont possibles :

- Etat de mort apparente
- Arrêt respiratoire isolé
- Syncope suivie rapidement de la présence d’un pouls
- Sidération de la victime

Les premiers gestes de survie seront mis en route puis un examen systématique sera pratiqué appareil par appareil

- Bilan neurologique : conscience, déficit, perte de la parole (aphasie), difficulté à parler (dysarthrie)

- Bilan cardiaque : troubles du rythme

- Bilan cutané : Il n’est pas à négliger
Brûlure cutanées « en feuille de fougère »
Brûlure nécrosantes aux points d’entrée et de sortie
Brûlures au contact d’objet métallique (colliers, montre, boutons de pantalon…)

- Bilan des yeux ; vision, couleurs
- Surdité ?

Gestes d’urgence

Ce sont ceux de la réanimation cardio-respiratoire et/ou des brûlures.
Il n’y a rien de spécifique mais la précocité des gestes est important
Il n’y pas de risque d’électrocution en touchant la victime car il ne s’agit pas d’une électrocution par fil.
Appel rapide 15/112

Prévention

Eviter la proximité des arbres
Préférer un abri rocheux ou une voiture (qui est « isolante « ) (mais pas sous un arbre qui risque de tomber)
En rase campagne, faute d’abri, il ne faut pas rester debout mais se pelotonner au sol, jambes repliées, et pieds joints sur un matériau isolant comme un ciré ou du plastique.
Au sein d’un groupe ne pas se serrer les coudes mais s’écarter d’au moins 3 mètres les uns des autres
Ne pas toucher une pièce métallique ou en porter
S’éloigner des lignes électriques ou téléphoniques.
Eviter de toucher les conduites d’eau et les robinets, de téléphoner (sauf urgence) et d’utiliser Internet. Ne pas prendre de bain ou de douche
Débrancher les appareils électriques, la télévision et son câble d’antenne

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Attentats

A l’occasion de la terrible vague d’attentats terroristes de 2015, il est utile de revoir le procédures de gestes de survie.

En résumé :
Protection, Alerte, Bilan, Secours
Plaies hémorragiques des membres = garrot
Hémorragie interne = bloc opératoire au plus vite

Pour plus de détails :

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m1/0449-trauma-attentat.html

 

 

 

 

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Prenez soin des pieds de vos diabétiques

A l’occasion de la journée mondiale du diabète, on rappelle que les problèmes de pied sont plus fréquents avec chaque année :
- 20 000 hospitalisations pour plaie du pied
- 8000 amputations
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/11/10/24298-pres-8000-amputations-dues-diabete-chaque-annee#xtor=EPR-300-[sante]-20151110

Il faudra faire très attention aux membres du patient en évitant tout traumatisme même minime car une ulcération apparaît très vite et sans guérison majeure.
Toute plaie ou escarres seront protégés par un pansement stérile et emballer ensuite dans un pansement ouaté (pas directement sur la plaie bien sûr!)
Rappelons que la « douleur alerte » est souvent absente car insensibilité possible.

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2560-mal-diabete.html

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Une paralysie brutale

Une jeune australienne a perdu brutalement l’usage de ses jambes.
L’enquête a révélé que la veille, elle avait déménagé avec un jean très serré qui lors des nombreux accroupissements a entrainé une compression musculaire.

Elle présentait un œdème (gonflement) bilatéral des membres inférieurs avec pouls périphériques présents, une faiblesse musculaire des jambes, une nécrose (destruction) de certaines masses musculaires visible au scanner avec dans le sang une forte concentration de CPK (marqueur de destruction musculaire).

Après réhydratation  IV, elle a pu remarcher.

La destruction musculaire par anoxie (absence d’arrivée d’oxygène par compression des vaisseaux) s’appelle une rhabdomyolyse (du grec : rhabdo- : rayé/ myo- : muscle/ et –lysis : destruction).

On rencontre cette situation dans de nombreuses situations d’urgence :

- « syndrome des loges «  (Volumineux hématome  par traumatisme)
- alitement avec immobilisation prolongée : coma (tentative de suicide par ex.)
- électrocution
- hyperthermie majeure
- écrasement des membres inférieurs (tremblement de terre) (avec risque de blocage des reins car les CPK « bouchent » le filtre à l’origine d’une insuffisance réanel aigue avec absence d’urine « anurie »).

Liens

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m1/0448-trauma-polytraumatisme.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhabdomyolyse

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Choc anaphylactique

Le choc anaphylactique est une réaction violente du système immunitaire à un intrus (dit « allergène »).

Il peut s’agir d’un antibiotique, d’un produit anesthésique ou radiologique, de gants au latex, d’un aliment (noix, noisette, cacahouètes, lait, œuf, crustacé)…
Le premier contact est souvent sans conséquence (une simple sensibilisation avec production d’anticorps). Ce n’est que lors d’un autre contact que la réaction apparait.

La réaction est variable du moins au plus grave
- écoulement nasal (rhinite), yeux rouges
- plaques rouges de la peau (urticaire) avec démangeaisons
- œdème notamment de la face voire du larynx (voix rauque, picotements, puis risque d’asphyxie)
- constriction des bronches (bronchospasme) (avec difficultés respiratoires de type asthme)
- une dilatation des vaisseaux faisant chuter la tension artérielle (hypotension)
- tension artérielle imprenable (collapsus) avec malaise ou perte de connaissance
- arrêt cardiaque (désamorçage de la pompe cardiaque)

Dans le choc anaphylactique ou allergique, la situation devient très rapidement dramatique :
- collapsus avec ou sans détresse respiratoire
- ou arrêt cardiaque immédiat
Dans ces cas il ne faut pas compter sur l’apparition d’un œdème ou de plaques rouges pour confirmer le diagnostic mais sur le contexte (5 à 30 mn) : prise d’un médicament, repas, piqure d’insecte…

L’association française pour la prévention des allergies (Afpral) a lancé une campagne de sensibilisation afin que chacun (y compris le simple témoin) sache utiliser sans réticence le stylo-injecteur d’adrénaline.
En effet l’adrénaline (médicament mais aussi hormone naturelle du corps présente lors d’un stress)
est LE produit miracle.
Il renforce l’activité du cœur, ferme les vaisseaux permettant la remontée de la tension artérielle et dilate les bronches.

L’Afpral propose un site éducatif pour utiliser sans retenue un stylo auto-injecteur d’adrénaline.
Ce geste n’est pas considéré comme un geste médical et peut donc être pratiqué par le témoin.
En cas de détresse respiratoire, on utilise un bronchodilatateur sous forme de spray (Ventoline,Airomir,Bricanyl).Il faut bien secouer le flacon avant d’inspirer une bouffée.
Il est recommandé d’avoir 2 stylos auto-déclenchant dans la trousse d’urgence d’une personne exposée. Il n’est pas nécessaire de les conserver au froid.

Il existe 3 marques de stylos : Anapen, Jext et Epipen.
L’injection doit être faite LE PLUS TÔT POSSIBLE avant d’appeler les secours (ou les parents !) et surtout ne pas attendre l’arrivée des secours spécialisés. La règle est de ne pas hésiter.
Elle est renouvelée 5 minutes plus tard s’il n’y a pas d’amélioration.
Piquez pour rien n’est pas dangereux, au pire le cœur peut battre fort. Donc au moindre doute on injecte et surtout ne pas écouter une personne qui dit d’attendre les secours ou si vous êtes paramédical ne jamais prononcer la phrase « N’injectez pas «.
En général, il faut enlever le capuchon protecteur et on exerce une pression ferme qui libère l’aiguille et injecte le produit en maintenant le dispositif 10 secondes sur la cuisse (comme un poignard).
Il existe des stylos d’entrainement.

Dans tous les cas (même si la situation s’améliore, il y a des rechutes), une alerte au 15 est obligatoire.

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Hypoglcyémie = sucre

Un élève DEA me demande des éclaircissements sur un QCM du livre DEA 3ème édition :
Question :
* » si un patient diabétique demande spontanément du sucre lors d’un malaise, l’ambulancier dois lui en donner »

Réponse
« j’ai mis faux et le livre me met vrai. Je ne comprends pas pourquoi. la personne peux penser que c’est un malaise hypoglycémique alors que sa peux être un malaise hyperglycémique et l’ajout de sucre ne sera pas bon .

Commentaire :

La réponse est affirmative, OUI  donner du sucre mais pour comprendre c’est très médical !
L’hypoglycémie est dangereuse voire mortelle (suicide par insuline qui effondre le taux de sucre dans le sang, la “glycémie”) donc il y a urgence.
En effet les cellules ont besoin pour vivre d’oxygène ET aussi de sucre, sans l’un ou l’autre elles peuvent souffrir voire mourir (surtout les cellules nerveuses)
L’hyperglycémie n’est pas dangereuse à court terme mais plutôt sur le long terme. Donc donner du sucre en croyant hypo alors qu’il s’agit d’hyper n’est pas bien grave et réparable médicalement après.
D’autre part le “malaise hypoglycémique “ est assez typique: circonstances, fatigue extrême, faim, sueurs…alors que l’hyperglycémie est plus sournoise  (d’ailleurs lors d’un coma acidocétosique inaugural-le patient souvent jeune-souvent on met plusieurs jours avant de faire le diagnostic: soif, urine souvent et beaucoup…puis respiration rapide…)

 

On pourrait se poser une autre question; donner du sucre à une personne inconsciente risque de fausse route, ça se fait pas, c’est exact MAIS:

il s’agit d’un malaise (la personne est consciente et a tous ses réflexes) le vrai coma hypoglycémique est exceptionnel
Pour le coma hyperglycémique (dans le jargon médical : coma acido-cétosique ou coma hyperosmolaire…c’est savant non ?) en fait il n’y a pas de coma!!! mais une simple obnubilation et là aussi les réflexes de déglutition sont présents.

En cas de pépin grave avec un vrai coma, on enseignait aux médecins dans le doute d’injecter dans le sang (intraveineuse) du glucosé à haute concentration (30%) .Si la personne se réveille, c’était bien un coma hypoglycémique; si c’était une hyperglycémie ou autre cause de coma cette injection aurait aucune conséquence.
Mais maintenant les secours ont sous la main un lecteur de glycémie avec une gouttelette de sang, on a tout de suite le taux de sucre dans le sang.

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2560-mal-diabete.html

 

Si d’autres personnes ont une réponse plus pertinente, la porte est ouverte pour la discussion.

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Co : soustraction

Un élève DEA me demande des éclaircissements sur un QCM du livre DEA 3ème édition :
Question :
« toute victime suspecte d’une intoxication au CO doit bénéficier d’une évacuation ou d’un dégagement d’urgence »
Réponse :

« j’ai mis faux et le livre me met vrai je ne comprends pas pourquoi.   sans relever on ne peut pas savoir la suite, puis même si le relever est de quelques ppm la personne ne dois pas être obligatoirement évacuée «.

 

Commentaire :

Effectivement on enseigne la SOUSTRACTION au plus vite avant un bilan approfondi

Cette rège fait partie des exceptions quand il y a un danger : …voiture instable, incendie.

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m1/0202-gds-protection.html

Pourquoi ?

car la concentration de Co dans la pièce peut être telle que le sauveteur soit “paralysé” et meurt rapidement (c’est arrivé) d’où entrée en apnée et ouvrir les fenêtres, aérer puis soustraire.
Mais on peut toujours dire que la victime est consciente donc concentration faible et que l’on mesure la concentration (à condition d’avoir l’appareil sous la main.)
Donc la réponse est ambigüe et prête à interprétation selon les circonstances. C’est l’inconvénient des QCM qui demande une réponse précise.
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2503-mal-intox-co.html

 

Si d’autres personnes ont une réponse plus pertinente, la porte est ouverte pour la discussion.

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Survie des grands brûlés

Un des critères de gravité lors d’un bilan de brûlures graves est le calcul de la surface de peau atteinte. Il y en a d’autres comme l’âge, la profondeur…
Une étude* sur 573 victimes dont 226 enfants a été réalisé dans 6 centres de grands brûlés en Amérique du Nord.
En conclusion le seuil où le risque de mort ou de complications est de :
- 60 % chez l’enfant
- 40 % chez l’adulte
- beaucoup moins chez la personne de plus de 65 ans (chaque cas est particulier)

*Jeschke M et coll. : Morbidity and Survival Probability in Burn Patients in Modern Burn Care Crit Care Med 2015; 43: 808-815

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m1/0425-trauma-brulures.html

Excellent site :

http://www.brulures.be/index.php/introduction-traitement-brulures/fr/

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Module 5 (Relation et communication) DEA Ambulancier

Le module 5 du DEA a été mis à jour et disponible sur tout support

Bonne lecture.

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m5/5001-menu.html

Je vous recommande les exercices:

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m5/5099-com-revisions.html

 

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Enfants : ne pas sucer les dosettes de lessive

Alerte de la Direction Générale de la Santé sur le risque pour un enfant de sucer des dosettes de lessive ressemblant à des bonbons (forte hausse des cas d’enfants <5 ans, voire 1 an).

Les signes sont :

- digestifs : vomissements, irritation
- oculaire : conjonctivite, atteinte de la cornée
- respiratoire
- cutanés : brûlures

Conduite à tenir :

- contact : déshabiller et rincer pendant 10 mn
- bouche : nettoyer la bouche avec linge, pas de boissons pendant 2 h, donner compote, crème dessert…
- œil : filet d’eau au robinet 10 mn

Appelez centre anti poisons
15 si détresse

http://www.20minutes.fr/economie/1403822-alerte-aux-accidents-avec-dosettes-de-lessive-liquide-chez-les-tout-petits#xtor=RSS-145

 

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Hémorragie dramatique : Pourquoi pas l’hibernation ?

Feu vert américain pour un protocole d’hibernation de blessés par balle ou arme blanche en arrêt cardiaque en attendant la chirurgie.
Equipe : Dr Sam Tisherman du Presbyterian Hospital de Pittsburgh (Pennsylvanie).
Protocole : Emergency Preservation and Resuscitation for Cardiac Arrest from Trauma (EPR-CAT)

Le blessé en arrêt sera refroidit en 15 mn à 10°C par une perfusion (dans l’aorte) de soluté saline qui remplacera le sang pendant une durée maximale de 2 heures.
Après sutures des plaies vasculaires, le blessé sera lentement réchauffé par transfusion sanguine puis le cœur réanimé.

Le public de l’état sera informé sur un site internet et si besoin le futur agressé pourra à l’avance manifester son refus.
Cette équipe reçoit au moins un blessé par balle en arrêt par mois !

Comprendre

Toutes les cellules du corps humain ont besoin d’oxygène pour fonctionner.
Ce métabolisme cellulaire (aérobie) se dégrade lorsque la perfusion sanguine des cellules est mauvaise. (
Hémorragie = manque de globules rouges ou hématies, transporteur de l’oxygène)
Le métabolisme se dégrade (anaérobie) libérant des substances toxiques acides néfastes en période de stress (adrénaline). (Le sang devient acide=excès d’acide lactique).
Puis plus ou moins vite selon le type de cellules, l’organe souffre puis se détruit peu à peu laissant en cas de succès de la réanimation des séquelles parfois irréversibles.
C’est le cas des cellules du cerveau, du cœur et un peu plus tard du foie, du tube digestif, des reins.
Les cellules les plus résistantes étant celles de la peau qui ont besoin de très peu d’oxygène pour survivre.

En hypothermie, les cellules consomment moins d’oxygène donc résistent plus longtemps.

Depuis les années 70, on utilise ce constat en chirurgie cardiaque à cœur ouvert pour prolonger la durée de l’arrêt cardiaque per-opératoire.

Les urgentistes s’intéressent depuis plusieurs années à une version modérée d’hibernation
(32-34°C) par refroidissement externe et perfusions froides en cours de réanimation cardiaque.

Cette fois on va beaucoup plus loin (10°C). Les essais cliniques sur le cochon à 32°C n’ont pas été concluants.

Article sciences et avenir

Article Slate

 

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Photos sympa

J’ai mis à jour une série de photos prises pendant des voyages autour du monde : ambulances, pompiers, police et des scènes insolites.
A voir  à  la page

http://www.formationambulancier.fr/10-bonus/10-00-menu-bonus.html

 

 

 

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Bizutage : Coma après être obligé de boire une grande quantité d’eau : Explications

Œdème : accumulation d’eau dans les espaces interstitiels.

Pour quoi le cerveau « gonfle » après absorption d’une grande quantité d’eau ?
C’est une question de pression osmotique…ce qui nous avance pas beaucoup dans l’explication.

1. Notre corps est constitué principalement d’eau.
(Après incinération, il ne reste qu’un petit tas de cendres)

2. La répartition de notre eau se fait en plusieurs espaces :
- dans les cellules dit secteur cellulaire
- entre les cellules dit secteur interstitiel
- dans les vaisseaux (le plasma)

3. Le plasma ne contient pas de l’eau pure mais un mélange contenant du sel (sodium ou Na) mesurable par prise de sang : ionogramme ou « iono » (Mesure du Na : natrémie).

4. Nous vivons dans un milieu salé.
(L’homme descend des poissons)

5. Il y a des mouvements d’eau entre les différents secteurs grâce à la pression osmotique.
Si dans un bac on met une membrane poreuse séparant le bocal en 2. D’un côté on remplit d’eau pure, de l’autre de l’eau avec du pastis. Si on revient plus tard, le pastis est des 2 côtés avec un peu plus d’eau d’un côté. Le pastis a aspiré l’eau.
Donc si dans le plasma la concentration en sel est diluée par un excès d’eau (hyponatrémie), dans l’espace interstitiel la concentration en sel est resté constante et dons l’eau est aspiré d’’où l’œdème.

Où passe l’eau que l’on boit ?
Il est absorbé par le tube digestif au niveau de l’intestin, puis passe dans le sang (plasma). L’excès est éliminé rapidement par les reins. Puis il est réparti dans les différents secteurs.
ON élimine peu d’eau par les selles (sauf diarrhée).
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m0/0104-physio-digestif.html

Rôle du rein
Le rein est un régulateur de l’excès d’eau. S’il fonctionne bien et qu’on a bu trop de liquides et qu’on en n’a pas besoin (pas de déshydratation) on urine plus.
Mais en cas de quantité abondante, il est débordé.
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m0/0105-physio-diurese.html

Conséquence de l’œdème cérébral

1. Le cerveau souffre : troubles de la conscience, coma, convulsion.

2. Complications possibles
Elles sont dramatiques avec de lourdes séquelles.

a. Engagement cérébral, décérébration
Le crâne n’est pas extensible. Si le cerveau gonfle, il va tenter de sortir par le trou occipital, coinçant la moelle épinière.

b. Les vaisseaux, fils tendus dans cette masse fragile risquent de se déchirer d’où l’hémorragie cérébrale

Il faut donc rapidement mettre le cerveau au repos (anesthésie générale, ventilation artificielle),  utiliser des produits antioedèmes et traiter la cause (ici, injecter du sel et faire uriner par des diurétiques)

Autres histoires d’ô

- Syndrome des buveurs de bière
Même mécanisme que l’eau pure, 10 l de bière ne font pas peur à certains…

- Potomanie
Maladie psychiatrique consistant à boire d’énormes quantités d’eau

- Œdème post traumatique
Un trauma peut faire gonfler la zone atteinte (visible lors d’une fracture de la cheville par ex.)
Un grave trauma crânien peut être majoré par un œdème cérébral (visible au scanner) qu’il faut faire dégonfler au plus vite sou peine des complications (voir plus haut).
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m1/0440-trauma-cranien.html

- Sécurité des perfusions médicales
Jamais de perfusion d’eau pure mais sérum physiologique (eau salée) ou à base de sucre (glucosé) sous peine de faire éclater les globules rouges qui vont gonfler avec l’eau qui rentre dedans (hémolyse).
Chez l’enfant, attention à la perfusion de sécurité qui est renouvelée car le flacon est vide. La quantité perfusée peut rapidement devenir disproportionnée par rapport au poids. Il y a risque de convulsions, de troubles de la conscience avec risque de lourdes séquelles neurologiques.
(Plusieurs cas annuels déclarés aux compagnies d’assurance).
Il faut dons enseigner aux paramédicaux : flacons de faible volume, privilégié les pousses seringues…

- Insuffisance rénale chronique
Bien surveiller la quantité d’eau (Ne pas passer chez la personne âgée d’une absence de boissons lors des canicules à une absorption inutile).
Chez l’hémodialysé, un excès de boissons, de poids peut entrainer un œdème cérébral (convulsion) ou une erreur de concentration des bains (transport post dialyse).
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2537-mal-nephro.html

- Découverte d’un diabète type 1
Personne jeune sans antécédents, fatigue, soif permanente, boit tout le temps mais urine beaucoup, (voire respire vite) il faut penser à la première manifestation d’un diabète.
Le taux de sucre montre dans le sang (hyperglycémie) et l’organisme essaie de l’évacuer dans les urines, mais doit l’éliminer avec de l’eau, on ne peut pas pisser des morceaux solides de sucre d’où urine beaucoup d’où à soif…
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2560-mal-diabete.html

- Insuffisance cardiaque
Il y a parfois un œdème d’abord aux chevilles. En appuyant sur la peau, il y a un « godet ».
La pompe cardiaque à du mal a ramené le sang au cœur donc l’eau s’accumule.
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2305-mal-cardiaque.html

-Lymphœdème
ou gros bras d’un seul côté après chirurgie du cancer du sein.
Cela permet d’aborder le système lymphatique, Il a un rôle dans la lutte infectieuse (immunité) mais aussi dans le drainage de l’eau de l’espace interstitiel. Si on coupe des canaux lors de la chirurgie, il y a un mauvais drainage).
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m0/0017-ana-circu-lymphe.html

 

 

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Mort subite après crise d’épilepsie

La mort subite inexpliquée dans l’épilepsie (SUDEP) est exceptionnelle.
L’étude mondiale MORTEMUS a étudié les arrêts survenus en milieu hospitalier.

Elle confirme que la mort subite est en rapport avec des troubles graves et précoces des fonctions respiratoires et cardiaques d’origine centrale. (Respiration rapide de 18 à 50)
Elle survient lors d’une crise d’épilepsie avec décès immédiat (dans les 3 mn) ou après une brève reprise des fonctions suivie d’un arrêt (apnée terminale observée jusqu’à 11 mn).

Même s’il s’agit d’une complication rarissime, il est vivement recommandé de renforcer la surveillance pendant la crise et après.

Ryvlin P, Nashef L, Lhatoo SD, et al. Incidence and mechanisms of cardiorespiratory arrests in epilepsy monitoring units (MORTEMUS): a retrospective study. Lancet Neurol. 2013;12:966-77.

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Durée d’un MCE

Durée de la réanimation cardiaque

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/08/19/21123-sauvee-apres-42-minutes-reanimation-cardiaque

La durée d’un MCE est variable selon les circonstances, au minimum de 30 mn et beaucoup plus devant une mort subite.
Le plus important est le moment de la prise en charge, l’idéal est le MCE immédiat par le témoin présent lors du malaise et confirmant que la perte de connaissance est bien en rapport une inefficacité circulatoire.

Le compresseur cardiaque est aussi performant qu’un MCE bien fait, mais sans plus.
Il permet seulement d’avoir des mains disponibles pour faire d’autres tâches.

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Bonbons obstructeurs

Selon une étude publiée dans la revue Pediatrics, les bonbons durs sont la première cause d’étouffement non mortel chez l’enfant.
Sur un total de 112 000 étouffements recensés sur 8 ans (soit 12400/an), on dénombre :
- 16 000 (15 %) bonbons durs
- 13 324 (12.8%) bonbons mous
- 12 671 (12.2 % ) viande (hot dog excepté)
- 12 496 (12 %) os
- 10 075 (9,7 %) fruits et légumes
- 6985 (6,7 %) lait et dérivés
- 6771 (6,5 %) fruits secs: noisettes, cacahuettes…
- 4826 (4,6 %) chips, pretzels, popcorn
- 3189 (3,18 %) biscuits, cookies, gateaux apéritif
- 2660 (2,6 %) hot dog
- 2385 (2,3 %) pain et patisseries
- 874 (0,8 %) frites (French fries)

10 % seront hospitalisés
L’âge moyen est de 4.5 ans

A noter qu’un enfant meurt d’étouffement tous les 5 jours aux Etats Unis

Peut-on comparer avec la France puisque chez nous on mange à table avec les enfants et non pas seul toutes les 2 heures en ouvrant le frigidaire mais on prend aussi l’apéritif …

Nonfatal Choking on Food Among Children 14 Years or Younger in the United States, 2001–2009Nonfatal Choking on Food Among Children 14 Years or Younger in the United States, 2001–2009, Pediatrics, July 29,2013.

 

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2202-mal-obstruction.html

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Les morts n’aiment pas le chaud

Une étude confirme l’utilité de provoquer une hypothermie (32-34°) associée aux méthodes classique de réanimation après une inefficacité circulatoire y compris en milieu hospitalier, ce qui est loin d’être le cas.

Mikkelsen M et coll.: Use of Therapeutic Hypothermia After In-Hospital Cardiac Arrest Crit Care Med 2013 ; 41 : 1385–1395.

Ce qui semble logique, l’hypothermie est utilisée depuis longtemps pour diminuer la consommation en oxygène des cellules nerveuses et donc de protéger le cerveau, lors des opérations « à cœur ouvert », permettant d’augmenter la durée d’arrêt circulatoire.

Donc mieux vaut se noyer au Pôle Nord qu’à Tahiti mais encore faut-il qu’une équipe de secouriste soit présente !

Rappelons que notre corps vit avec une température qui varie peu et n’aime pas les extrêmes soit une fourchette pathologique disons de 32° à 41° en gros.

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2531-mal-temperature.html

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Coma : une inconscience qui se prolonge

L’inconscience ou coma se reconnait par l’absence de réponse aux ordres : ne peut pas parler, ne serre pas la main.
La question suivante est : la personne respire-t-elle ?
Il faut essayer de quantifier la profondeur du coma et de suivre son évolutivité.
La détresse respiratoire est souvent associée à la détresse cérébrale.
Le geste préventif essentiel est la PLS associé à la LVA.

En savoir plus :

http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2403-mal-neuro-coma.html

 

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Embolie pulmonaire : une urgence parfois dramatique

L’embolie pulmonaire est une obstruction d’un vaisseau pulmonaire par un caillot de sang.
Elle se manifeste par des signes respiratoires et cardiaques variés d’où un diagnostic difficile nécessitant des examens complémentaires hospitaliers.
Sa forme la plus dramatique est la mort subite.
Les circonstances d’apparition sont : l’alitement, le plâtre, la chirurgie, un long transport aérien…
Les facteurs favorisants la formation du caillot sont : un mauvaise veine, des varices, obésité, tabac, pilule contraceptive…
L’embolie est actuellement moins fréquente due à une prévention efficace : lever précoce, bas à varices, anticoagulants.

Pour plus de détails voir :
http://www.formationambulancier.fr/01-cours/m2/2310-mal-circ-veines.html

 

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