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Manutention : Principes, matériel

charge lourdeManutention, auxiliaire ambulancier

Bouger un patient demande une préparation en évaluant l'environnement et l'état du patient (poids, maladie, handicap, appareillage...).
Le port de gants évitera la transmission de microbes.
Il n'y a pas que la technique. Le contact permanent est indispensable: rassurer, expliquer, participer.
On peut se faire aider par le malade, l'équipier ou avec du matériel comme un plateau de transfert. Une coordination est nécessaire.
Lors d'un transport en VSL, l'auxiliaire, malgrè l'autonomie du patient, aidera au déplacement et à l'installation dans le véhicule.

Objectifs : Protéger son dos, tout en utilisant les bonnes techniques de manutention


Protection du dos

Porter une charge demande analyse : poids, forme, qualité et aussi étude de l'environnement.
Pour éviter un lombago, le soulévement se fait en élargissant le polygone de sustentation avec verrouillage lombaire.
Pour éviter toute douleur au dos, il faut entretenir, à vie, son corps : sport, hygiène de vie.
Pour conduire sans fatigue, il faut être au fond du siège avec appui lombaire sans glisser.

Maladies du dos

lombagoIl s'agit d'une pathologie fréquente.
L'ambulancier est très exposé, doublement par la conduite automobile et la manipulation des malades.
La flexion est le facteur majeur. D'autres facteurs interviennent : hygiène de vie, poids, maladies…

On distingue:
- l'accident brutal du à un mauvaise manoeuvre. On parle de lumbago
- les douleurs chroniques (lombalgie) dues à l'usure avec des épisodes aigues.

La charge

Avant de soulever, il faut prendre quelques instants afin d'étudier la charge :
- poids : plus il est lourd, plus il y a de risques
- qualité : avec ou sans poignée, charge fragile, glissante, type de conditionnement.
- zone dégagée ou non, ce qui risque de faire des mouvements inhabituels, de type torsion ou forcer sur un seul côté
- état du sol : un sol glissant peut entraîner un début de chutes avec un rattrapage douloureux.
- éclairage : Il peut empêcher de voir des obstacles à l'origine de déséquilibre.
- passages difficile, étroits

Les possibilités

- près de soi : Il faut se placer le plus près possible de l'objet pour diminuer les bras de levier et donc les contraintes sur le rachis.
- hauteur : c'est entre les cuisses et la taille que le mouvement de soulèvement est le plus sécuritaire.
- zone libre : le trajet doit être dégagé, libre, sur une surface sans obstacles et éclairée.

Evaluer la situation

bonhomme interrogatifIl faut savoir anticiper.
Le geste à effectuer et la charge seront évalués.
On réunira près de soi, ce dont on peut avoir besoin.

Environnement

Domicile

On enlève tous les obstacles sur le parcours et les bibelots fragiles qui peuvent tomber.
Tout autour la zone est dégagée.
On vérifiera que le sol n'est pas glissant.
Si la zone est sombre, on essayera de trouver un moyen pour s'éclairer.
Les passages difficiles et étroits sont repérés et on notera dans les immeubles si l'ascenseur marche et s'il est suffisamment large, sinon est-il possible de descendre en chaise ?
Le lit est à bonne hauteur.(Les lits à l'hôpital ont un moteur électrique avec une télécommande)..

Blessé

La protection est le premier élément de la chaîne des secours. (Revoir protection)
Avant toute manipulation, sauf dégagement d'urgence, un bilan vital puis complet et traumatique est effectué sur place sans bouger le blessé.
Puis le blessé est installé dans la position de sécurité adaptée à son état. (par ex. : pls si inconscient)
Il faut éviter tout geste dangereux qui risque:

Au besoin, le rachis ou/et un membre seront immobilisés.(Revoir immobilisation)

Le patient

Poids

On jugera du poids approximatif du patient.
De plus en plus, l'ambulancier est amené à transporter des personnes ayant un excès de poids majeur (obésité). Des précautions spécifiques sont à observer:
- possibilité ou non de marche
- nombre suffisants pour le portage
- brancard robuste et adapté
- passage possible en zone rétrécie (portes, ascenseur)

Etat clinique

Il faut connaître la maladie ou le bilan des lésions traumatiques (fractures) pour éviter tout geste dangereux et les positions permises.

Eliminer une urgence vitale

Si nécessaire réanimation ou gestes de secours respiratoire sont pratiqués.

Particularités

- A-t-il des escarres ? (peau abimée)
- Est-il hémiplégique ? (paralysie de la moitié du corps)
- Est-il handicapé moteur , respiratoire, sensoriel, cardiaque, digestif ?

Peut-il marcher ?


Surtout s'il s'agit d'une urgence (transport primaire) ce n'est pas le malade qui répond mais le médecin traitant, à défaut le médecin régulateur du centre 15.
Ex. un malade ayant une douleur thoracique dira qu'il peut marcher et que ce n'est rien, alors qu'il est indispensable qu'il ne fasse aucun effort !

Est-il appareillé ?

On vérifiera s'il est appareillé : sonde urinaire, à oxygène, perfusion, redons, attelles, plâtre…car lors du transfert, on peut arracher les tuyaux.
Certains malades ont à domicile des appareils particuliers notamment pour l'apnée du sommeil. Dans ce cas l'appareil suivra le patient dans son sac de transport.
Attention certains appareils comme le respirateur artificiel demande un accompagnement médical obligatoire.
Certains pousses seringues utilisent des médicaments puissants et dangereux qui nécessitent un accompagnement médical ou infirmier.

Principes de manutention

Hygiène et tenue

gantsAfin de protéger le patient et d'éviter un accident d'accident au sang (AES), il est souvent utile de porter des gants voire un masque..
Les mains seront propres et les avant bras dégagés (manches courtes).

◁ Revoir cours hygiène

Les vêtements seront larges afin de faciliter les mouvements avec des chaussures antidérapantes.
Les cheveux seronts attaché et on portera aucun accessoire (cravates,chaine) que le patient pourrrait aggriper.

Protéger son dos

chargeElargir le polygone de sustentation

Pour obtenir de la stabilité, il faut écarter les pieds.
En effet les pieds portent tout le poids du corps.
Il limite les mouvements de torsion et de rotation.
Les talons sont bien appliqués sur le sol.

Verrouillage lombaire

On garde volontairement le dos droit en blocage mais sans contrainte.
La contraction des abdominaux permet de répartir les contraintes sur tout l'abdomen et pas seulement sur les muscles du dos.
Un travail en apnée si l'effort intense, permet de renforcer l'abdomen par le blocage du diaphragme ou sinon souffler en expirant profondément.
Au moment de se relever, le dos étant verrouillé, utilisez les muscles des membres inférieurs pour vous redresser.
Les hanches sont souples, genoux fléchis, ce qui permet d'utiliser la force des cuisses.
La tête reste droite en regardant bien devant. Les épaules sont maintenues vers l'arrière.
On utilisera les muscles des cuisses, plutôt que de mettre en tension les muscles du dos.
Au besoin les jambes sont fléchies.
Les mouvements de torsion du dos sont néfastes. On préfère une rotation en bloc du corps à partir des pieds.
Il faut éviter des mouvements brusques car il risque, même pour des soulèvements peu importants d'entraîner des déchirures musculaires ou une hernie du disque.
La fatigue entraîne inattention et fautes.

portage 1 portage 2

portagePrise de la personne

Elle doit être ferme, confortable et assurée pour pouvoir concentrer ses efforts sur le maintien de la position intermédiaire.
La prise doit être non douloureuse et solide.
Conserver les bras tendus le plus près du corps afin de diminuer au maximum la distance entre l'objet et vous.
Le maintien de la tête levée, menton rentré facilite la tâche.
Le porte à faux créer par l'éloignement augmente considérablement le poids à soulever.
On doit être au plus près de la charge. Donc pas de porte à faux.

Contact avec le malade

mainRassurer

Il a peur, notamment de la chute avec risque de fracture.

Aide du patient (Participation)

Il est important qu'il puisse comprendre l'aide que l'on va lui demander.
Il faut communiquer. Parle–t-il le français, est-il sourd ? aphasique ?
Si le patient ne peut pas aider, le déplacement est passif et l'ambulancier supportera la totalité du corps.
Il faut bien indiquer au patient tout ce qu'on attend de lui, plutôt qu'un ordre, il faut lui détailler les mouvements qu'il doit accomplir comme de plier les jambes pour faire appui sur les pieds afin de soulever les fesses.
Le malade a besoin d'appui, c'est pourquoi il risque de vous agripper brutalement au niveau de votre cou.
Pour l'éviter, demandez-lui de s'accrocher d'abord à vous au niveau de la taille ou des épaules.
La motivation du patient est essentielle pour la bonne réussite de la manœuvre.

Prise d'appui du malade

Il y a des zones du corps solides comme les ceintures scapulaires (épaule) et pelviennes (hanche).
On peut donc prendre prise à ces niveaux mais jamais en tirant.

Mobilisations interdites

Il ne faut jamais tirer sur un bras hémiplégique car l'épaule n'est plus protégée par ses muscles et toute traction distend les ligaments irrémédiablement, ce qui est responsable de douleurs très vives.

Douleur

Elle sera écoutée et pris en compte en utilisant des positions antalgiques

Aide

Personnel

On demandera de l'aide des soignants à l'hôpital et de la famille à domicile.
Pour les cas très difficiles: obésité exceptionnelle, escalier étroit, l'aide des sapeurs-pompiers sera la bienvenue, mais sans abusé et non pas pour pallier un manque en personnel.

Coordination

Il faut savoir travailler en équipe.
Quand on soulève le malade, il faut coordonner les mouvements donc compter 1, 2, 3 et soulever au commandement, par ex.
Quelqu'un doit commander et donner des ordres précis d'une voix forte et ferme.
S'il a besoin d'aide extérieur, il doit au préalable expliquer au personnel ce qu'il souhaite en utilisant un langage pas trop technique et avec diplomatie.
Il faut positionner chaque intervenant afin d'éviter qu'ils ne se gênent pas entre eux.

Matériel de manutention

Brancard

brancard 2brancardOn utilise un modèle normalisé répondant aux normes de l'AFNOR. Il est formé de 2 parties

- le chariot lui même dit "portoir"
- la civière ou brancard portable

Il est en métal léger, résistant et facilement lavable. La civière est détachable

Il est possible d'utiliser des roulettes qui glissent dans des rails dans l'ambulance.
brancardLes accessoires sont :

Bon fonctionnement

A la prise de service il faut vérifier :

hygieneIl y a 4 pieds avec roulettes pour le roulement
Ils sont repliés lorsque le brancard est installé dans les glissières.
Le brancard est toujours fixé avant le transport.
La partie avant de la civière est relevable pour installation en position 1/2 assise.
La civière est détachable pour le relevage.

Ne pas oublier la désinfection. (Revoir)

Chaise de transport

chaise 2chaise 1C'est une chaise pliable avec surtout des poignets de portage en haut et au niveau des pieds.
Matériel d'appoint pour transporter provisoirement un patient lorsque la personne ne peut pas se déplacer debout et que l'environnement ne permet pas le brancardage comme un escalier.

Il existe deux modèles répondant à la norme NF EN 1865, pliant ou non pliant. Elles sont équipées de poignées sur le cadre supérieur (dans le dos) et sur la barre inférieure (aux pieds).
La chaise repliée ne prend pas beaucoup de place dans l'ambulance.
Le dépliage se fait par les montants latéraux puis en relevant le siège puis le dossier.

Fauteuil roulant

fauteuilLe malade peut se déplacer seul ou être poussé par l'ambulancier.
Il existe de nombreux modèles. Le plus courant est le pliant .

Brancards simples (pour secourisme)

▽△ Détails des diiférents brancards (Ref PSE2)▽△

 

Le brancard pliant à compas sans têtière


brancard 1C'est un brancard plat dont le fond est en toile ou toile plastifiée. Les hampes sont de bois ou de métal, munies de pieds fixes et réunies par des compas métalliques permettant de plier le brancard dans le sens de largeur (transport à vide et stockage). Il n'est pas muni de têtière. II peut être muni de bretelles pour le brancardage à 3.
Il est en toile pliable avec des hampes en bois ou de métal.
Les pieds sont fixes ou à roulettes.
Il est facilement stockable, notamment en grand nombre.
Il est très pratique pour le tout terrain et les situations de catastrophes.

Le brancard dit « principal »

brancard 2Ce brancard, qui existait déjà sous diverses formes, a été redéfini par la norme NF EN 1865.
II est muni de roues et peut être utilisé séparément ou combiné à un chariot de transport .
Muni d'un dossier (appelé appui-tête), il permet la position demi-assise, et peut être complété d'un repose-pied (brancard articulé).
La zone du thorax est rigide pour permettre de réaliser une RCP, il est recouvert d'un matelas de transport et parfois d'appuis latéraux rabattables.

Les brancards dits « de catastrophe »

II s'agit de brancards plats, rigides, aisément empilables, dont le stockage et le transport à vide peuvent être faits sous faible volume ..

brancard 3

PiguilemBrancard "Piguilem"

Il est formé par un cadre tubulaire métallique, monté sur patins.
Sur le devant, est fixée une plaque en matière plastique assurant la protection de la toile et de la victime et facilitant le glissement. Léger, il est adapté au treuillage ou au mouflage (glissage), sur neige par exemple.

barquetteLa barquette

La barquette est un dispositif rigide de transport de victime, muni de bords sur ses quatre côtés et de sangles d'immobilisation.
Elle présente quatre anneaux de fixation pour les élingues de treuillage ou d'hélitreuillage.
Certains modèles sont constitués de deux parties détachables, pour faciliter leur portage à vide.

Portoir de MANS et SICARD

Il est constitué de lamelles qui se glissent sous le corps, puis ces dernières sont reliées entre elles par 2 longs portoirs.

Simple planche

C'est un procédé rustique mais très efficace lors d'une fracture du rachis, faute de matelas coquille.
Elle est indispensable lors d'un massage cardiaque et doit être intercalée entre le malade et le brancard. (sauf brancard à zone rigide).

Brancard cuillère (ou à aube)

brancard cuillerCe dispositif est constitué de deux parties qu'on glisse latéralement sous le blessé, puis qu'on réunit pour constituer un brancard rigide..
Le matériel, en métal inoxydable ou en PVC, est constitué :
- d'un cadre tubulaire, large de 43 cm au niveau du tronc, dont les montants permettent le portage ;
- de lames pleines, légèrement incurvées, inclinées vers l'intérieur, permettant la « cueillette » de la victime.
Le cadre tubulaire est réglable en longueur et permet, par deux systèmes encliquetables et articulés, l'ouverture en éventail ou la dissociation du brancard en deux parties.
Trois sangles permettent l'arrimage de la victime.
La forme « en auge » et les possibilités d'ouverture permettent de glisser les lames sous la victime sans la soulever.
Le stockage peut s'effectuer en position repliée.
Ce dispositif est surtout utilisé pour relever une victime et la transférer sur un autre moyen de transport.
il est utilisable avec 2 secouristes et aussi dans des lieux étroits.


Matériel divers

Alèze portoir

aleze portoirIl s'agit d'une simple toile solide plastifiée, radio-transparente, dont la dimension correspond à la surface utile du brancard.
Elle est munie de poignées latérales renforcées de sangles de toile, dans le sens transversal et parfois longitudinal. Les poignées sont au nombre de 6 ou 8 symétriques ou dissymétriques.
Placée à l'avance sur le brancard, sous la couverture, elle permet, avec des risques moindres de faire :
- glisser le blessé d'un brancard sur un autre ;
- passer le blessé du brancard sur un lit, une table d'examen ou de radiologie.
Elle est utilisée isolément et de façon transitoire, en l'absence de lésion traumatique, pour soulever la victime et la transporter jusqu'au brancard, si on ne peut amener ce dernier à la victime.
Elle est lavable et stockable sous un faible volume, mais ne constitue pas un plan dur rigide, même quand les porteurs ont soin de bien tirer sur les poignées pendant le portage et les manœuvres.
C'est plutôt un accessoire au brancard.
Il sert de méthode d'appoint pour les passages difficiles, comme un escalier.
Attention, il n'est pas utilisable en cas de suspicion de fracture du rachis

Matelas coquille

matelas coquilleLe matelas immobilisateur dit matelas coquille est un sac plastique contenant des billes.
En faisant le vide les billes se rapprochent, le matelas moule alors le corps du blessé (comme un paquet de cacahouète emballé sous vide).
Il est étendu sur un sol propre, sans morceau de verre protégé par une housse plastique solide.
Puis la pompe à vide est branchée et un léger vide est obtenu. Un drap en aluminium protège du froid puis un drap propre en papier solide jetable lutte contre les souillures. Le blessé est étendu sur le matelas par les méthodes habituelles de manipulation, puis les bords du matelas sont rapprochés au maximum afin de bien recouvrir tout le corps. Le vide est alors pratiqué tout en maintenant cette position, jusqu'à obtention d'une dureté importante

▷ Voir fiche technique


 ▽△ Résumé de la technique d'utilisation  ▽△
 
Indications

Il est utilisé pour immobiliser le corps entier d'une victime, suspectée de:

  • traumatisme de la tête
  • colonne vertébrale
  • bassin
  • cuisse (fémur)
matelas4Matériel

Le matelas immobilisateur à dépression est constitué :

  • D'une enveloppe souple et étanche contenant des billes de polystyrène expansé
  • D'un robinet permettant la sortie et l'entrée de l'air
  • D'un dispositif de saisie (poignées)
  • De sangles de maintien.

Il ne peut être utilisé qu'avec une pompe d'aspiration manuelle ou électrique (aspirateur de mucosités)

Réalisation

Dès que la mise en place du matelas immobilisateur à dépression est ordonnée, la conduite à tenir est la suivante :

  • Préparer le matelas immobilisateur à dépression en l'étalant au sol (surface plane), éventuellement sur une bâche de protection (valve située aux pieds de la victime)
  • Ouvrir le robinet et répartir les billes
  • Mettre en place une couverture de survie
  • Puis un drap en papier à usage unique
  • On peut préformé le matelas avec un léger vide
  • Déposer la victime sur le matelas, en utilisant une technique de relevage adaptée, et retirer le dispositif de portage, si nécessaire
  • Pendant toute la manoeuvre, la victime est munie d'un collier cervical et sa tête est maintenue par un équipier secouriste jusqu'à ce qu'elle soit immobilisée dans le matelas
  • Mettre en forme le matelas autour du corps de la victime
  • Rapprochent et maintiennent les bords latéraux le long du tronc et du bassin  et des membres inférieurs
  • Faire le vide à l'intérieur du matelas, en aspirant l'air avec un dispositif d'aspiration, jusqu'à ce que le matelas devienne dur
  • Fermer le robinet et déconnecter le dispositif d'aspiration
  • Ajuster les sangles de maintien


Drap

Il évite les souillures.
C'est donc une source de propreté et d'hygiène. Il est facilement lavable.
Le drap enveloppe le malade mais ne doit pas servir de support au déchargement du malade, comme on le voit si souvent faire.
L'inconvénient majeur: il suit le malade à l'arrivée, il faut donc faire un échange. Il est mal vu d'avoir en sa possession des draps marqués au nom d'un hôpital.
On utilise de plus en plus de linge non tissé à usage unique, mais il ne peut servir d'alèze portoir.
Pour un brûlé il faut obligatoirement envelopper avec un drap stérile.

Le drap ne doit jamais servir de portoir et de solution de transfert (chute, déchirure, dos rond...)

Couverture

couverture metalliqueElle lutte contre le froid. (N'oubliez pas que si vous avez chaud, la victime elle a froid).
La couverture de laine ne répond pas aux critères d'hygiène (réutilisation immédiate même si elle est lavée souvent).

La couverture en aluminium est préférable car à usage unique et certaines stériles.
Cette couverture de survie est une couverture isolante. Elle a la forme d'un film plastique métallisé (une face argentée et une face dorée) de dimension 1,80 X 2,20 m. Elle est conditionnée dans un sachet plastique.
Elle est utilisée pour protéger du froid (face argentée contre le corps de la victime), de la chaleur extérieure (face dorée contre le corps de la victime), mais aussi de la pluie ou du vent.

 

Résumé

Points clefs

  • Aucune précipitation
  • Bien élargir le polygone de sustentation
  • Dos droit bloqué
  • Pas de porte à faux, au plus près de la charge
  • Utilisez les membres inférieurs
  • On n'a pas prouvé le bénéfice du port d'une ceinture lombaire.
  • Entretenir son dos, c'est un travail sur le long terme
  • Etudier environnement, état clinique, handicap, appareillage

Répertoire

  • Recopier et définir les mots suivants :
    • lombago, lumbalgie
    • polygone de sustentation
    • verrouillage lombaire
    • escarres, hémiplégie, handicap
    • alèze

Compétences à acquérir

  • Savoir ménager le dos tout en comprenant les principes d'ergonomie et de manutention

Objectifs

  • Installer le patient en tenant compte de ses besoins, de sa pathologie, de son handicap, de sa douleur et des différents appareillages médicaux
  • Identifier et appliquer les principes de manutention lors des mobilisations, des aides à la marche et des déplacements

 


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Dr Pierre BLOT chim