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Plans de secours

catastropheUrgences potentielles, auxilliaire ambulancier

 

Le plan de secours est une organisation prévue à l'avance pour faire face à une situation exceptionnelle avec un risque potentiel de nombreuses victimes, avec des exercices.
Un poste médical avançé (PMA) est mis en place dans une zone protégée afin de faire le tri et d'effectuer les premiers gestes de secours. En amont, la zone de ramassage n'est pas accessible aux ambulanciers. Ils attendent dans un parking désigné ou point de rassemblement des moyens (PRM), afin de transporter les blessés légers ou stabilisés.
Les blessés sont triés en urgence absolue (U.A.) ou relative (U.R.).
Les 3 principaux plans sont :
- plan orsec pour une grande catastrophe
- plan rouge pour un évènement limité
- plan blanc adapté à l'accueil dans les hôpitaux
Le commandement se fait par les personnes portant une chasuble jaune avec une inscription :
- D.O.S ou Directeur des Opérations de Secours (Représentant du Préfet)
- C.O.S. ou Commandant des opérations de secours
- D.S.M. ou Directeur des Soins médicaux
L'²ambulancier, au besoin réquisitionné participe à la noria d'évacuation des blessés légers ou stabilisés sous la direction d'un chef évacuation à la chasuble bleue.

Objectifs : Bien situer son rôle dans un plan de secours


Principes d'organisation

Quel que soit le type de plan, l'organisation est toujours la même.

Alerte

alertepompiersLes témoins préviennent les secours habituels, le plus souvent le 18.
Le nombre d'appel, la nature de la catastrophe ou les premiers secours sur place font rapidement prendre conscience de la gravité.
Des renforts sont vite envoyés.

Mise en sécurité du sinistre

La zone de la catastrophe est délimitée par l'autorité de police.
En cas de danger pour la population, celle-ci est averti et si besoin rapidement évacué. Ceci est particulièrement important pour le risque N.R.B.C.

▷ Voir : risques N.R.B.C. (Page suivante)

Sirènes d'alerte

Pour avertir, le moyen le plus efficace est la sirène. Il existe un maillage national. Chaque premier mercredi du mois, elle est essayée.
Le code est peu connu du grand public:
- danger : 3 émissions d'une minute et 41 sec chacune et séparées par des intervalles de 5 secondes, d'un son modulé en amplitude et en fréquence.(montant et descendant)
- fin du danger : signal continu de 30 secondes

Ce signal national d'alerte a volontairement ces caractéristiques pour qu'il ne soit pas confondu avec les signaux d'appel, en particulier des sapeurs-pompiers, beaucoup plus brefs. Il annonce un danger imminent (nuage toxique, tornade...).

Il faut immédiatement :
- se mettre à l'abri en se rendant dans un local calfeutré : portes et fenêtres fermées
- écouter la radio, réseau France Bleu ou, à défaut, une autre station de Radio France (France Info, France Inter,…), sur un poste alimenté par des piles, en ayant soin d'avoir des batteries de réserve ou regarder la télévision (France 3) si le courant n'est pas interrompu.
- ne pas aller chercher ses enfants à l'école.
- ne pas fumer, éviter toute flamme ou étincelle et fermer le gaz (de ville, butane ou propane).
- ne pas téléphoner pour ne pas encombrer le réseau qui doit rester libre pour les services de secours.
- s'assurer que l'entourage a reçu et exécuté ces consignes (par la suite, des consignes complémentaires peuvent être données par haut-parleur).

▷ Voir signal alerte (Site secourisme.net)

Alertes particulières

Lorsqu'il existe des risques particuliers (chimique, radioactif...), des systèmes d'alerte adaptés existent pour prévenir les populations concernées.
Ces systèmes diffusent des signaux national d'alerte, à l'exception des dispositifs propres aux aménagements hydrauliques qui émettent des signaux spécifique d'alerte (type corne de brume).
La diffusion préventive des consignes à suivre en cas d'alerte est réalisée directement auprès de cette population.


▽△ Les sirènes d'alerte: détails (Communiqué Ministère intérieur) ▽△

Le réseau national d'alerte (RNA), constitué d'environ 4 500 sirènes, a pour but d'alerter la population en cas de danger immédiat. Les sirènes émettent alors un signal composé de trois séquences d'une minute 41 secondes, séparées par un silence de cinq secondes.
Les essais de sirènes du réseau national d'alerte se déroulent le premier mercredi de chaque mois, à midi

Sirènes : pour quoi faire ?

Ce réseau, hérité de la seconde guerre mondiale, conçu au départ pour alerter les populations d'une menace aérienne (bombardement classique ou nucléaire), peut être utilisé pour faire face à la montée des risques technologiques ou naturels sans pour autant méconnaître les menaces militaires ou terroristes.
Lors d'un accident majeur ou d'une grande catastrophe (nuage toxique, accident nucléaire...), les sirènes du RNA permettent, de jour comme de nuit, d'attirer rapidement l'attention des populations pour qu'elles prennent les mesures de sauvegarde appropriées.
L'alerte des populations au moyen des sirènes peut être complétée par d'autres dispositifs comme par exemple, les sirènes ou haut-parleurs montées sur des véhicules, très utiles dans les zones rurales ou isolées.

Comment reconnaître le signal ?

La France a défini un signal unique au plan national (décret du 11 mai 1990). Il se compose d'un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d'une minute séparées par un silence de cinq secondes. Il ne peut donc pas être confondu avec le signal d'essai d'une minute seulement, diffusé à midi le premier mercredi de chaque mois ou avec les déclenchements brefs utilisés par certaines communes pour l'appel des pompiers. La fin de l'alerte est annoncée par un signal continu de 30 secondes.

Ce qu'il faut faire

La mise à l'abri est la protection immédiate la plus efficace. Elle permet d'attendre dans les meilleures conditions possibles l'arrivée des secours.
Au signal, il faut :
- rejoindre sans délai un local clos, de préférence sans fenêtre, en bouchant si possible soigneusement les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées…)
-arrêter climatisation, chauffage et ventilation
- se mettre à l'écoute de la radio : France Inter, France Info ou des radios locales.

Ce qu'il ne faut pas faire

- rester dans un véhicule
-aller chercher ses enfants à l'école (les enseignants se chargent de leur sécurité)
- téléphoner (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours)
- rester près des vitres.
- ouvrir les fenêtres pour savoir ce qui se passe dehors.
- allumer une quelconque flamme (risque d'explosion).
- quitter l'abri sans consigne des autorités.

La sécurité est l'affaire de chacun, il est normal de s'y préparer.
L'alerte est destinée à prévenir de l'imminence d'une situation mettant en jeu la sécurité de la population et permet de prendre immédiatement les mesures de protection.
Elle peut être donnée pour signaler un nuage toxique ou explosif, un risque radioactif, une menace d'agression aérienne, certains risques naturels.

Une seule source d'information : la radio

Mettez-vous immédiatement à l'écoute de France Inter ou de France Info. C'est par ce moyen que vous recevrez les informations sur la nature du risque, ainsi que les premières consignes. Le cas échéant, ces informations seront également diffusées sur les radios locales



Information radio

Elle demande à la population de se mettre à l'abri dans un lieu protégé et confiné ( menace aérienne) et d'écouter la radio nationale France Inter sur 162 Khz GO.
D'où l'intérêt d'avoir chez soi : poste de radio, piles, bougies et lampe de poche...

SMS

A l'étude et en expérimentation, l'envoi massif et automatique de SMS est une solution d'avenir.

Mise en place d'un premier Poste Médical Avancé (P.M.A.)

Les premiers secouristes, puis les médecins du SAMU établissent le bilan des victimes, fond les premiers soins sur place puis recherche un lieu à l'abri pour établir un poste médical avancé où seront transportées les victimes stabilisés.
Selon le nombre de victimes, le plan rouge est déclenché puis le plan ORSEC (pour ses puissants moyens) si la catastrophe est de grande ampleur.
Les hôpitaux sont prévenus et leur plan blanc est déclenché.

 

Organisation finale du plan de secours sur place

Du matériel mobile et montable arrive sur place et si besoin le poste médical avancé est transféré dans cette tente conçu à cet effet à distance de la zone du danger.
Il y a alors 3 phases de soins des victimes :

Zone de ramassage

brancardageavec réanimation vitale puis relevage et transport par les professionnels.
Chaque victime reçoit une fiche médicale qui sera complétée tout au long du parcours et attachée autour du cou.

Attention

  • Les ambulanciers et témoins n'interviennent pas dans cette zone

Poste Médical Avancé (P.M.A.)

tenteLes blessés graves et moyens y séjournent afin de continuer les soins et rechercher une place dans un hôpital.
Il est situé à proximité de la zone du sinistre mais en dehors de la zone à risque. (Attention au sens du vent, pour les accidents industriels)
C'est un hall réquisitionné en zone urbaine ou une tente gonflable.
Après examen médical plus approfondie que sur place les blessés sont triés en:

Urgences Absolues (U.A.)

uaLa réanimation est poursuivie puis le patient est transféré par les ambulances médicalisés directement en réanimation, bloc opératoire, salle de réveil (SSPI) ou de déchocage ou dans un service spécialisé ( service de brûlés, neurochirurgie...).

Urgences relatives (U.R.)

La fiche médicale est complétée, des soins sont faits : pansement, perfusion, antidouleur...
A tout moment le blessé peut s'aggraver et passer en catégorie U.A.
Ces patients seront confiés aux ambulances privés réquisionnés et aux V.S.A.V.

Morts

Ils sont dirigés vers un dépôt mortuaire.

Impliqués et éclopés

Leur identité est prise et sont immédiatement dirigés vers une zone d'attente avant leur transport vers une zone d'hébergement.
Ils sont souvent angoissés et une prise en charge psychologique est nécessaire.
Les autorités recueillent les renseignements nécessaires à l'enquête judiciaire.

Phase d'évacuation vers structure hospitalière

L'ambulancier appelé ou réquisitionné doit garer son véhicule au point de rassemblement des moyens (PRM) et prendre contact avec l'officier responsable ( chasuble bleu).
Il restera en attente dans son véhicule puis sera appelé à la sortie du PMA pour prendre en charge un blessé.
L'ambulancier prendra connaissance de sa fiche médicale et du lieu de transport.
il suivra l'itinéraire qu'il lui sera imposé.


▽△ Organigramme d'un plan de secours ▽△

 

orsec


Plan rouge

Définitions

Il détermine les procédures de secours d'urgence à engager pour remédier aux conséquences d'un accident collectif avec nombreuses victimes, mais sans besoin de gros moyens matériels et limité dans le temps.
Par rapport au plan ORSEC, il présente une rapidité d'intervention différente, plus immédiate.
Dès l'alerte les secours partent et interviennent immédiatement.
Le préfet officialise ensuite.
Il repose sur la loi n°87-565 du 22 Juillet 1987 et du décret n°88-622. de 1988.
Le plan rouge est départemental. Il est préparé par le Préfet. Son efficacité dépend essentiellement de la mise en œuvre des moyens de secours dans le plus court délai possible. L'alerte doit être diffusée à partir de l'information mutuelle des services d'incendie et de secours, des SAMU et de la police.
Du fait de sa facilité de mise en oeuvre, il est fréquemment utilisé: explosion d'immeubles, accident d'autocar, attentat....
Si la situation est plus grave que prévu, le plan ORSEC est déclenché.

Organisation

Tri

Il repose sur les principes du Poste médical avancé (P.M.A.) vu précédemment.
Celui-ci est placé sous la direction du directeur des soins médicaux.
Le personnel est constitué des médecins et infirmiers du SAMU et/ou des pompiers

Les intervenants

Directeur des opérations de secours, D.O.S. (chasuble jaune)

C'est le représentant du préfet.

cosCommandant des opérations de secours, C.O.S. (chasuble jaune)

C'est le directeur Départemental des Services d'Incendie et de secours. il coordonne les secours ou son représentant.
Il doit être aisément identifiable sur le terrain par toutes les personnes participant aux opérations avec une chasuble jaune portant l'inscription C.O.S. (commandant des opérations de secours), et son véhicule de commandement est signalé.

Directeur des Soins Médicaux (D.S.M.) (chasuble jaune)

C'est le médecin directeur du SAMU ou Médecin Chef des pompiers.
Il est identifiable grâce au port d'une chasuble jaune portant l'inscription D.S.M.

Norias

ramassagePetite Noria (Chasuble rouge)

C'est le ramassage et acheminement des victimes, sous contrôle médical, du lieu de l'accident vers le PMA.
Il est assuré par les sapeurs pompiers et les secouristes, qui prodiguent les premiers gestes de secours et établissent une fiche médicale pour chacune des victimes blessées.
Ces opérations doivent gêner le moins possible le début d'enquête judiciaire devant déterminer les causes et circonstances de l'accident.
Les intervenants sont identifiables par le port d'un brassard ou chasuble de couleur rouge.

Attention

  • L'ambulancier ne doit jamais se trouver dans cette zone

evacuationGrande noria ( chasuble bleue)

C'est tout le personnel chargé des transports sanitaires.
La noria d'évacuation se fait du PMA vers les établissements de santé après régulation du CRRA.
C'est le D.S.M. qui détermine l'ordre d'évacuation et la nature du véhicule de transport, en fonction de la nature et de gravité des blessures.
L'ambulancier qui attend sur le parking prévu participe donc à cette noria sous la direction du chef évacuation à la chausble bleue.


Plan ORSEC

Définitions

blastLe Plan d'ORganisation des SECours est mis en œuvre pour organiser les secours face à des sinistres exceptionnels donc de grande ampleur.
Dans ce cas les moyens ordinaires se trouvent débordés par l'ampleur de la catastrophe.
Cela permet la mobilisation de moyens exceptionnels de secours publics mais aussi privés.
Les dépenses sont à la charge de l'état.
Il peut être national, zonal (11 zones de sécurité civile), départemental.
Il est long à mettre en place (opérationnel dans les 48 h).

Les différents plans

Il ne s'agit donc pas d'un organisme supplémentaire, mais d'un document à la disposition du Préfet du département afin de planifier rapidement les secours.
Il s'agit bien d'un plan (mode d'emploi) et non d'une action.
Il recense les moyens de secours publics ou privés susceptibles d'être mis en œuvre et fixent les conditions de leur mise à disposition et leur engagement au profit du directeur des secours.
Il définit les missions de l'Etat, des collectivités locales et de leurs établissements publics et déterminent les modalités de participation des organismes privés appelés à intervenir.
Ils prévoient l'organisation du commandement ainsi que les liaisons à établir avec les autorités, services et organismes concernés.
Selon la loi, les S.A.M.U. participent à la mise en œuvre des plans O.R.S.E.C. et des plans d'urgence.
Crées en 1952, les plans ORSEC départementaux sont élaborés, arrêtés et déclenchés par le préfet dans le département.
Il en existe un par département.
Le Préfet est le chef du plan ORSEC.
La loi du 22 juillet 1987 prévoit l'existence de plans ORSEC nationale ou de zone de défense et de plans spécialisés:

Son dossier

Il comprend :
- un organigramme des moyens à mettre en œuvre
- un relevé des missions
- un inventaire des moyens disponibles
- un schéma des réseaux de liaison et de transmission
- un plan de mobilisation de ces moyens et de ces réseaux

Les services opérationnels

Le plan ORSEC comporte cinq services:

Service liaisons-transmissions

Il est chargé de l'organisation des communications.
Le responsable en est le chef de service des transmissions de la préfecture (STI).
Sa mission est d'assurer et d'organiser le fonctionnement permanent des centres de transmission.

Service de police et de renseignements

Il est chargé d'obtenir les informations, de maintenir l'ordre, de protéger les biens des victimes et de les identifier.
Le responsable est le commandant de la gendarmerie, ou le directeur départemental des polices urbaines.

Service secours et sauvetage

Il est responsable du dégagement des victimes, des premiers soins.
Le responsable en est le directeur départemental des services d'incendies et de secours et les moyens dont il dispose sont ceux qu'il utilise habituellement dans le département. Il peut faire appel aux moyens organiques des départements extérieurs et à l'aide d'associations de secouristes.

Service soins médicaux et d'assistance

Il est responsable des soins aux victimes, du transport et de l'hospitalisation.
Il est dirigé par le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales, aidé par le chef de service du SAMU.
Il peut réquisitionner les sociétés d'ambulance privée.

Service des transports et travaux

Il est chargé de fournir et de coordonner les voies de communication.
Le responsable en est le directeur du département de l'Equipement.

Alerte

C'est le préfet qui déclenche le plan ORSEC.
Il n'est mis en route que dans les cas graves, impliquant la mise en œuvre rapide de moyens nombreux et puissants. Il faut donc que le Préfet soit correctement et rapidement informé.
Le CODISC est le centre opérationnel de la direction de la sécurité civile. Son chef est le ministre de l'intérieur.
Il informe et coordonne au plan national.

Commandement

L'organe de commandement est en 2 parties:
- poste de commandement fixe localisé à la préfecture
- poste de commandement opérationnel sur le terrain

Etat major

Le préfet dispose d'un état major de commandement, dirigé par le directeur de la protection civile, aidé par les chefs de service des différents services.
Son rôle est de faire le point.
Le service des relations publiques informe les médias.
Il est en relation avec les autorités supérieures, notamment avec le C.OD.IS.C. ou Centre Opérationnel de la Direction de la Sécurité Civile chargé d'organiser les secours sur plusieurs départements et sur le plan national.
Pour assurer ses responsabilités de directeur des secours, le préfet dispose de deux états-majors constituant deux postes de commandement et d'un service d'information et de relations publiques.

Poste de commandement opérationnel (PCO)

Il est placé sous l'autorité d'un chef d'état major collaborateur direct du préfet.
Ce PCO est chargé d'organiser et de diriger les opérations de secours, de préparer les décisions du directeur des secours en proposant des solutions, de planifier les opérations, d'exprimer les besoins de renfort et de relais, de rédiger et de transmettre les ordres, comptes rendus, synthèses et demandes divers et d'en assurer le contrôle et le suivi.
Il s'installe au plus près des événements mais en dehors de la zone dangereuse.

Poste de commandement fixe (PCF)

Il est placé sous l'autorité du secrétaire général de la préfecture, secondé par un chef d'état-major.
Il utilise les équipements permanents de la préfecture.
Il recherche, mobilise et achemine tous les moyens de renfort et de relève demandés par le PCO, centralise les renseignements et les transmet aux autorités supérieures.

Rôle de l'ambulancier

Simple témoin

S'il est témoin d'un sinistre important, il doit donner l'alerte le plus tôt possible en donnant les informations les plus précises possibles.
S'il a la connaissance d'un sinistre, la " tentation" est de se rendre sur les lieux, ce qui ne doit pas faire, mais plutôt de se mettre à la disposition des autorités.

Réquisition

Ils sont sous la responsabilité du Préfet par l'intermédiaire du médecin inspecteur de la DDASS. et du directeur des secours médicaux .
Donc ils travailleront dans le service opérationnel "soins médicaux et d'assistance."
On lui donnera un point de rencontre.
Immédiatement sur les lieux, il signalera sa présence au responsable.
Son rôle consistera à attendre qu'on lui confie, après la zone de tri, un malade pour le conduire vers un hôpital désigné. Dans la zone de parking, un chauffeur sera toujours présent dans l'ambulance pour garder un contact radio et afin de pouvoir déplacer son véhicule si nécessaire.
Pour se rendre à l'hôpital, il utilisera l'itinéraire que les autorités de police auront choisi.

Plan blanc

Circulaire Ministère de la santé du 13 Avril 1987 et 2006.
Elle détermine au niveau départemental le rôle de la DDASS, du SAMU et des établissements hospitaliers.
Chaque hôpital doit disposer d'un plan d'accueil pour recevoir un grand nombre de personnes.
Il définit les zones de l'établissement, les brancards, le fléchage des circuits et surtout le rappel du personnel (liste des n° de téléphone).

Autres plans

Plan particulier d'intervention (P.P.I.)

Il doit faire face à des risques spécifiques, dont la localisation est connue et fixe comme des sites nucléaires, installations chimiques et d'hydrocarbures, barrages hydro-électrique, aéroport…

Plan d'organisation interne (P.O.I)

C'est le plan interne à une usine, un établissement à haut risque

Plan de secours spécialisé (P.S.S.)

Il concerne des risques dont la localisation n'est pas connue mais de même origine: accident d'autoroute, de chemin de fer, d'avalanches.
Parmi ceux-ci citons:

Plan aléa météorologique

Il est déclenché par le Préfet.
Il doit protéger les personnes fragiles (vieillards, SDF, infirmes)

Plan canicule

hyperthermieIl est déclenché lorsqu'il fait très chaud et surtout sans baisse de température la nuit (>20°C)
L'exposition d'une personne à une température extérieure élevée pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l'organisme de récupérer, est susceptible d'entraîner de graves complications par dépassement des capacités de régulation thermique du corps humain. Les périodes de fortes chaleurs sont alors propices aux pathologies liées à la chaleur, à l'aggravation de pathologies préexistantes ou à l'hyperthermie, surtout chez les personnes fragiles et les personnes particulièrement exposées à la chaleur.
La canicule exceptionnelle de l'été 2003 a entraîné une surmortalité estimée à près de 15 000 décès. La France n'avait jamais été confrontée à de telles conséquences sanitaires engendrées par une chaleur extrême.
Ce phénomène a révélé la nécessité d'adapter le dispositif national de prévention et de soins. L'objectif du plan national canicule (PNC) est de définir les actions de court et de moyen terme dans les domaines de la prévention et de la gestion de crise afin de réduire les effets sanitaires d'une vague de chaleur.

▷ Lien : Prévention chez les personnes agées pdf


▽△Affiche conseils prévention ▽△

 

canicule

 



Plan grand froid

frpodIl sert à protéger les personnes sans abri.
Le plan grand froid vient renforcer le dispositif d'urgence sociale durant la période hivernale, du 15 novembre au 15 avril.
Déclenché par le Préfet, il vise, en fonction des aléas climatiques à mettre en place un système d'alerte, de prise en charge et d'hébergement pour les personnes « sans-domicile fixe ».
Ce plan s'articule en trois niveaux d'intervention :
- niveau 1 - « Vigilance et mobilisation hivernale » : veille de tous les acteurs qui s'occupent des personnes « SDF » durant la période hivernale.
- niveau 2 -« Grand froid » : températures comprise entre – 10° et + 5 °, en fonction de paramètres climatiques : neige, pluie, vent. Renforcement des maraudes du SAMU Social.
- niveau 3 - « Froid extrême » : températures extrêmes, négatives le jour et inférieures à – 10 ° la nuit, pendant plusieurs jours. Renforcement des capacités d'accueil et d'hébergement.

 

Résumé

Points clefs

  • Zone de sécurité non accessible aux ambulanciers
  • Plan rouge : immédiat, pour événement de faible ampleur
  • Plan ORSEC
    • long à mettre en route, pour grande catastrophe
    • réquisition des ambulances privés
  • Bien connaître les procédures et le rôle des ambulanciers
  • Chauffeur ambulancier doit rester dans son véhicule
  • Interlocuteur : chasuble bleue

Répertoire

  • Recopier et définir les mots suivants :
    • PMA/PRM
    • UA / UR
    • Plan rouge, blanc, Orsec
      Plan ORSEC = Organisation écrite et préparée à l'avance
    • DOS / COS / DSM

Compétences à acquérir

  • L'organisation du système de santé : les établissements de soins, les services d'urgence, les alternatives à l'hospitalisation.
  • La chaîne des secours au quotidien et en cas d'urgence.
  • Les plans de secours.
  • L'organisation de l'aide médicale d'urgence

Objectifs

  • Bien situer sa place dans un plan de secours

 


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Dr Pierre BLOT chim