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protegerProtéger : Cas particuliers

Auxiliaire ambulancier



Accident de la route

avpchasubleIl y a obligation pour un VSL même en transport de s'arrêter en présence d'un accident.
La première action est de protéger afin d'éviter le suraccident.
On gare correctement son véhicule, met une chasuble, et fait baliser l'accident .
Le bilan se fait sur place, mais en cas de danger on procède à un dégagement d'urgence.
On doit alerter les autorités de secours avec identification, lieu et gravité de l'accident.

proteger

Protection d'un accident

avpArrivée sur les lieux, le balisage est un impératif, surtout sur les voies à grande vitesse comme les autoroutes.

LE risque est le carambolage, mais aussi d'écraser blessés, témoins ou sauveteurs.

A l'approche de l'accident, on mettra en route ses feux de détresse et ralentira progressivement tout en regardant dans le rétroviseur afin de voir si un véhicule n'arrive pas à grande vitesse.

On arrêtera son véhicule après l'accident avec le gyrophare et les feux de détresses allumés.
On sortira avec un extincteur et on portera un gilet jaune réfléchissant.
200 m avant et après l'accident, on balisera la zone à l'aide de triangles de signalisation.

▷ Voir fiche technique balisage


  ▽△ Résumé des principes de protection avp   ▽△

 

Stationnement du véhicule

On arrêtera son véhicule après l’accident avec le gyrophare allumé ainsi que les feux de détresse.
Il positionnera son véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence, à défaut sur le bas côté en évitant de gêner la circulation.
Il ne faut jamais s'arrêter sur la voie de gauche, ni traverser l'autoroute pour aller dans l'autre sens.
chasubleIl sortira avec tout le matériel de protection nécessaire dont un extincteur

Se protéger

Il portera un vêtement réfléchissant de type gilet chasuble jaune fluo de haute visibilité.

protectionBalisage

En l’absence de la gendarmerie, il faudra immédiatement installer un triangle de présignalisation et mettre une personne à faire des signes, si possible derrière les barrières de sécurité à environ 150-200 m. L'usage du triangle n'est pas obligatoire sur autoroute vu le risque. Ce balisage se fera dans les 2 sens
Dans un virage, le balisage commencera avant la courbe.
L'idéal est d'utiliser les cônes dits de Lubeck.
Pour une intersection, on avertira à chaque accès du carrefour.

Protection des passagers indemnes et témoins

Les personnes valides sortiront du véhicule sur le côté opposé à la circulation (sauf autoroute) et seront installées sur le talus ou derrière les glissières de sécurité.

Points clefs

  • Je balise l'accident
  • Je supprime le danger
  • Sur autoroute le balisage est prioritaire sur tout geste de survie.

balisageInstallation d'une zone de sécurité
  • installation d'une zone de sécurité
  • couper le contact du véhicule
  • serrer le frein à main
  • interdire de fumer
  • interdiction d'approcher

Attention

  • Ne pas exclure qu'un passager à priori "indemne" peut avoir une grave hémorragie interne qui se révélera par un malaise un plus tard !

 


Dégagement d'urgence

feuIl faut soustraire la victime d'une zone dangereuse sans s'exposer.

S'il n'y a pas de danger, le bilan complet et les gestes de secours sont pratiqués sur place.

 L'usage est de pratiquer un bilan vital et traumatique (recherche de fracture du rachis) avant de mobiliser le blessé avec notamment un collier cervical.

extractionPour un véhicule, si l'urgence l'exige, on coupe le contact, vérifie le frein à main, détache ou sectionne la ceinture de sécurité.
On dégage les pieds, puis on met une main dans le dos qui passe au niveau de l'aisselle pour aller chercher en avant le menton.
Ainsi on maintient la tête dans l'axe.

degagement urgenceIl faut respecter le bloc tête-cou-jambes en évitant toute flexion, en maintenant la tête  en traction.
On peut tirer la victime sur le sol par les pieds ou les bras.

Les techniques de dégagement d'urgence sont susceptibles d'aggraver les lésions de la victime notamment de la colonne vertébrale mais permettent de soustraire une victime à une mort quasi certaine.

▷ Voir fiche technique dégagement d'urgence
▷ Voir fiche technique extraction


▽△ Détails du dégagement d'urgence ▽△ 

 

Justification

Le dégagement d'urgence est destiné à déplacer, de quelques mètres ou plus, en quelques secondes, la victime jusqu'à un lieu sûr et permettre au secouriste de réaliser, en toute sécurité, l'examen, les gestes de secours d'urgence et la surveillance de la victime.

Indications

Le dégagement d'urgence d'une victime est réalisé pour :

  • Soustraire une victime à un danger réel, vital, immédiat et non contrôlable
  • Réaliser les gestes d'urgence vitale sur une victime se trouvant dans un lieu ou dans une position ne permettant pas de les réaliser

Si l'accident ne peut pas être balisé et surtout si un danger grave persiste, il faudra procéder à l'évacuation d'urgence en dégageant rapidement la victime.
C’est le cas d'une victime:

  • inconsciente sur une route à grande vitesse
  • inconsciente dans une atmosphère toxique
  • dans un incendie ou de la fumée
  • dans un véhicule en feu ou prenant l’eau
  • menacée par la chute d’un objet 
  • inondation

Il s'agit d'une situation d'exception.

Attention

  • Le dégagement d'urgence est une manoeuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable.
  • Elle peut être dangereuse pour une victime atteinte d'un traumatisme.

Une aide est nécessaire si la victime ne peut pas s’extraire tout seul car soit il est:

  • inconscient,
  • incarcéré, notamment bloqué par le tableau de bord
  • porteur d’un traumatisme l’empêchant de bouger : fracture de jambe, du rachis.

Si l'espace est étroit à domicile et des gestes de réanimation nécessaires, la personne sera déplacée (du lit mou au sol par ex. en présence d'un arrêt cardiaque).

Principes du dégagement

Le blessé est uniquement éloigné de la zone dangereuse jusqu'à un lieu sûr.
Il faut dégager la victime le plus rapidement possible sans prise de risques de la part du sauveteur.
Le principe de base est de respecter le bloc tête-cou-jambes en évitant toute torsion ou flexion, en maintenant la tête  en traction pendant toute la durée du dégagement.
La victime doit être visible, facile à atteindre et aucune entrave ne doit l'immobiliser ou gêner son dégagement.
Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu'il va faire et qu'il privilégie le chemin le plus sûr et le plus rapide à l'aller comme au retour.
Il faut détacher ou couper la ceinture de sécurité.
On vérifiera que les pieds et les jambes ne sont pas bloqués sous le tableau de bord.
On choisira la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique.
Les prises de la victime doivent être solides.

Technique de traction sur le sol

degagementElle consiste à "tirer" la personne rapidement en dehors de la zone de danger.

Traction par les chevilles

On tire la personne par les pieds ou les chevilles, les jambes légèrement surélevés.
degagement 2Cette technique respecte la colonne vertébrale.

Traction par les poignets

On soulève légèrement le corps pour éviter que la tête frotte sur le sol.
On évite dans la mesure du possible, qu’une personne soulève le blessé sous les aisselles et l’autre par les pieds, car dans ce cas le rachis est en flexion.
L’utilisation d’un plan dur s'il est disponible est préférable.

traction-vetementsTraction par vétements

On saisit la victime par les vêtements et on tire

Traction sous les aisselles

Cette technique permet de déplacer la victime dans des escaliers ou sur un sol accidenté, tout en protégeant la tête de la victime.

  • Asseoir la victime en la saisissant par ses vêtements.
  • traction-aisselleSe placer derrière elle et saisir ses poignets opposés en passant les avant-bras sous ses aisselles.
  • Surélever la partie supérieure de son corps, ses pieds restant en contact avec le sol.
  • Tirer la victime à reculons, jusqu'à ce qu'elle soit en lieu sûr

Il n' est pas recommandé s'il y a un doute sur le rachis (sauf si on ne peut pas faire autrement)

Traction par sauveteur relais

Un blessé coincé sous un véhicule est saisit par un sauveteur, lui même tracter.
Cette technique, exceptionnelle, permet de tirer une victime gisant sous un obstacle, et accessible par la tête ou par les pieds si on peut se glisser jusqu'à elle. Elle nécessite la hauteur suffisante pour qu'un secouriste puisse se glisser sous l'obstacle. Avant toute manoeuvre, le calage du véhicule ou de l'obstacle sera réalisé ou vérifié.
Ce secouriste, l'« équipier relais », muni de vêtements épais et de gants, rampe sous l'obstacle et aborde la victime :

  • Soit par les pieds
    Il saisit la victime au niveau des chevilles
  • Soit par la tête
    Il ramène les poignets de la victime sur la poitrine de celle-ci, puis engage ses propres avants bras sous les aisselles du blessé, la tête de la victime est calée par la tête et l'une des épaules de l'équipier ; le secouriste saisit alors :
  • Les poignets de la victime
    • ou un poignet et la ceinture
    • ou les aisselles

Un ou deux autres secouristes saisissent les chevilles du secouriste relais ; lorsque ce dernier dit « tirez », l'ensemble équipier relais + victime est tiré de dessous l'obstacle.

traction1 traction2 traction3
traction4 traction5 traction6

Technique de portage

portageS'il est évident pour un enfant, pour l'adulte, il nécessite 2 personnes.
On retrouve le problème de la flexion du rachis (dos rond) qu'il faut éviter, en essayant de maintenir le dos droit.
Les mains saisissent l'épaule et la cuisse opposées.
Les avant bras soutiennent le cou, la tête ou le bas des cuisses.

Portage d'un enfant
  • Dégager le jeune enfant ou le nourrisson en le portant dans les bras :
  • Une main saisit l'épaule opposée, le poignet et l'avant bras soutenant le cou et la tête de l'enfant ;
  • L'autre main saisit la hanche opposée en passant sous le bas des cuisses

sortie vehiculeExtraction d'un véhicule

Il est préférable de le confier aux professionnels (pompiers).
Si l'urgence l'exige, on coupe le contact, vérifie le frein à main, détache ou sectionne la ceinture de sécurité.
On dégage les pieds, puis on met une main dans le dos qui passe au niveau de l'aisselle pour aller chercher en avant le menton. Ainsi on maintient la tête dans l'axe ou légère flexion. Puis on tire le blessé.


DésIncarcération

deincarcerationSi le blessé ne peut pas sortir du véhicule car il est bloqué, on dit qu’il est “incarcéré”.
Il est préférable de le confier aux professionnels (pompiers).


Cela nécessite l’intervention des pompiers.
incarcerationLe toit du véhicule est souvent enlevé permettant un accès facile pour le premier bilan et les soins d'urgence.
C'est un moment délicat, souvent fort long qui nécessitera l’intervention d’un SMUR.
Celui-ci pratiquera perfusion, lutte contre la douleur, voire même anesthésie générale sur place.

▷ Savoir +: Voir fiche désincarcération, SMUR La Roche-de-Fond (Suisse) (Hors programme)

retournementRetournement

Si la victime inconscience est allongée sur le ventre, il est indispensable de la retourner sur le dos pour pratiquer le bilan vital.

▷ Voir fiche technique


 ▽△ Détail de la technique de retournement

 

Le retournement se pratique à 2.

1 er temps
- l'un , à la tête de la victime il prend à 2 mains la tête (front-occiput) et exerce une légère traction pour maintenir le cou dans l'axe
- l'autre met le membre supérieur opposé le long du corps.

2 ème temps
- le premier suit l'axe du cou au moment de la rotation
- le second saisie hanche et épaule du côté opposé ) lui même et fait basculer le corps vers lui

Un coussin sous l'occiput évite de modifier la flexion-extension du cou.
Si au cours du retournement, on confirme que la victime respire, on peut effectuer un demi-retournement permettant une pls.

Télécharger le réferentiel : Word, pdf , epub


Dégagement classique

Répétons que sauf urgence, le bilan, ainsi que les premiers gestes d’urgence doivent être pratiqués sur place sans mobilisation du blessé.

Notes

  • Dégagement d'urgence ? = Non
  • Bilan et réanimation sur place

pompiersSauf danger, le dégagement n’est pas la priorité et nécessite une technique parfaite qui demande du monde.
La présence des pompiers est indispensable .
Il faut donc que tout ce monde soit réuni. Il faut rester très théorique et pratiquer systématiquement les gestes de dégagement appris même si le bilan semble rassurant.
Le premier bilan lésionnel est toujours imparfait, on n’est pas à l’abri de fracture du rachis découverte qu’après radiographies.
Des gestes maladroits peuvent entraîner des paralysies définitives. On ne devrait plus voir de blessé soulever brutalement par les bras et par les pieds, puis transporter à toute vitesse avec renfort de klaxons.
Le ramassage a pour but d’installer le blessé sur un brancard sans l’aggraver.
Il ne faut aucune précipitation. Elle débute par la prise en masse du blessé en respectant la rectitude de l’axe tête-cou-tronc. En aucun cas le malade doit être plié par la prise spontanée par les bras et par les jambes.
Le passage du lieu de la détresse au brancard recouvert d’un matelas coquille se fait par les méthodes classiques de brancardage (voir chapitre brancardage). C’est le brancard qui va au blessé et non pas le contraire!!! Il faut éviter les mouvements heurtés, les manipulations en plusieurs fois sans ordre, ni efficacité.

  ▽△ Arbre décisionnel : danger ou non ?

 

danger accident

 


Incendie, Fumée

S’il y a un début d’incendie, il faut bien entendu essayer de l’éteindre à l’aide d’un extincteur, sinon étouffer la flamme avec un linge en le privant d'oxygène.
Si le local est déjà enfumé, afin de sauver une victime, il faut retenir sa respiration et dégager en moins de 30 secondes.
Ne pas utiliser les ascenseurs.
Si une personne est en feu (comme un suicide), il faut l'enrouler avec une couverture et l'allonger au sol.
Les pompiers (18) seront prévenus.
Si vous êtes bloqués il faut tout fermer et boucher les portes avec du linge humidifié et s'agenouiller pour être près du sol (moins de fumée).

Cas particuliers

Bris de verre

Souvent des gros morceaux de verre sont pendus en équilibre instable et en tombant risquent d’avoir un effet « guillotine ».

Objets blessants

On portera des gants épais de protection.

Blessure par balle

revolverLors d’un appel pour ce type de blessure, il faut avoir à l’esprit que le ou les agresseurs sont peut être encore sur place.
Il peut s’agir d’une personne furieuse qui continuera à tirer sur tout ce qui bouge, y compris sur les sauveteurs!

Accident électrique

electrocutionelectrocutionLe risque en touchant la victime est de s’électrocuter soi même. C’est pourquoi le mieux est de couper l’électricité en évitant que la victime ne tombe. (Aller au disjoncteur).
Au moindre doute, il faudra avoir des chaussures isolantes et ne toucher la victime qu’avec des matériaux non conducteurs (bois par ex.).
Pour la haute tension, il ne faut pas s'approcher de l'appareil car il y a risque d'arc électrique et attendre la coupure par les services spécialisés.

▷ Voir cours sur l'électrocution (Niveau DEAmbulancier)

Transport matières dangereuse

nuage toxiqueEn ca d'accident, notez le code de la substance sur la plaque orange du camion
S'éloigner au plus vite et prévenir les pompiers (18)

Accident industriel

Créer une zone sécurisée, s'éloigner et alerter

▷ Voir cours sur intoxication industriel (Niveau DEAmbulancier)

Fuite de gaz domestique

gazLa fuite est accidentelle ou suicidaire. Le risque est l’explosion.
Il faut éviter toute étincelle même minime en provenance d’un téléphone portable, d’un interrupteur électrique mais aussi de l’électricité statique en provenance de vêtements comme du nylon.
Ne pas sonner à la porte !
Il faut si possible couper le gaz et dégager la victime en apnée.
Ce n’est qu’après que tout le monde est à l’abri que l’on peut aérer la pièce.
Créer une zone de sécurité
Appeler les pompiers (18).

 Intoxication au CO

poeledetecteur-coL'oxyde de carbone est un gaz sans odeur. Une forte concentration peut faire perdre immédiatement conscience au sauveteur et l’immobiliser au milieu de la pièce.
Il faudra être particulièrement attentif aux circonstances d’appel et entrer en apnée.
Par ex: pièce avec poêle , cheminée, chauffe-eau ou groupe électrogène, plusieurs personnes...
La mort rapide par asphyxie d’un sauveteur n’est pas exceptionnelle.
Aérer au plus vite et dégager les victimes.
L'utilisation d'un détecteur de CO facilite le diagnostic.
Appeler les pompiers (18).

▷ Voir cours sur le CO (Niveau DEAmbulancier)

Attentat

Il  faut savoir qu’il n’est pas exclu que lorsqu’un maximum de sauveteurs seront sur place, un deuxième attentat se déclenche.
En général, les secours restent en dehors de la zone atteinte.
Il est important de bien connaître le type d’agression : explosion, armes à feu, mais aussi atteinte chimique, bactérienne

NRBC

nrbcIl s’agit de risques très spécifiques :

Dans ces situations ont fait appel à des secours très spécialisés .
On doit se positionner en dehors de la zone de risque après la zone de tri.
Il faut rester à distance surtout par rapport au vent.

▷ En savoir + : Protection de la population (signaux d'alerte)
▷ Voir cours NRBC (Niveau DEAmbulancier)
▷ Voir cours plan de secours (Niveau DEAmbulancier)

Agité

agiteAvant tout bilan, il faut au préalable protéger la personne, votre équipe et les témoins.
Le but est d'éviter que la personne se mutile ou que vous et l'entourage soient blesser.
Dans un deuxième temps il faudra rechercher pourquoi la personne est dans cet état car il ne s’agit pas toujours d’un fou ou d’un alcoolique.
Des erreurs d’aiguillage,  lors de l’hospitalisation, sont parfois commises.

Une maladie grave du cerveau (un manque d’oxygène ou de sucre par ex.) peut se manifester par une agitation.

Une personne agitée sera calmée et isolée. Le mieux est le dialogue.

Enlever autour de l'agité tout objet dangereux
Demander de l'aide
Tenter de rassurer le patient, de le calmer
Essayer discrétement de l'isoler et de l'éloigner des zones dangereuses (fenêtre)
Puis d'amorcer le dialogue.

▷ Voir Détails cours psychiatrie (module 2 DEA)
▷ Savoir + : Violence (module 5 DEA ambulancier)
▷ Vidéo du cours croix rouge française ( Excellent cours de Mr Cadiou d'une heure à voir absolument)


▽△ Détails de la conduite à tenir devant un agité ▽△

 

Méfiance

Arriver discrétement sans avertisseur sonore ou lumineux.
Ne pas être un héros, si agression, tir par ex, rester à distance en attendant les forces de police spécialiées.

Attitude

Toujours se présenter. En général, il y a un respect de l'autorité, d'où l'interet de ne pas être en civil mais en tenue compléte d'ambulancier.
Parfois au contraire la blouse blanche est mal vu.
Une attitude rassurante calmera le patient.
Ne pas sourir, ne pas rentrer dans son jeu délirant (de plus peut être manipulateur).
Se tenir face à la personne mais à distance (en dehors de la zone intime de 30 cm) (1 m minimum).
Il faut essayer d'être au même niveau que la personne, par ex. faire asseoir et s'installer à côté de lui.
Dans un premier temps ne pas toucher la personne qui peut le percevoir comme une intrusion dans son corps.

Isoler

L’abord du malade n’est pas toujours simple.
Il faut dédramatiser la situation, en  écartant la famille et les témoins. Le patient est ainsi isolé.
Sans spectateur, sa crise s’arrête parfois.

Tentative de dialogue

colereVotre comportement doit être "neutre".
L’attitude doit être correcte, sans remarque, calme, mais ferme, sans chantage.
On évitera la familiarité, utiliser le vouvoiement, "Monsier, Madame"
Laisser s'exprimer (se sent léser, croit à son histoire) et surtout ne pas le contredire.
L'expression: "Monsieur calmez vous " en haussant le ton n'arrange pas les choses au contraîre.
Et surtout ne pas monter le ton en répondant , dans ce cas on rentre dans une spirale infernale et finalement vous vous énervez !

Ecoute

Il faut de la patience, en essayant de faire parler la personne sans rentrer dans son jeu.
C'est plus une écoute, en ne coupant pas la parole et rester très poli et ne pas monter le ton.
Ne pas relancer le débat et pas de réponse trop longue
Reformuler les questions (Accuser réception du message de détresse : "je vous ai entendu")
Faire comprendre que l'on écoute.
Il ne faut pas juger, rester neutre, garder son opinion pour soi et pas de réflexion à voix basse, d'autant qu'il peut faitement l'entendre.
Toujours rester courtois et calme "zen"
Passer le relais à l'équipier si le "courant" passe mieux avec lui.

Prévenir le passage à un acte suicidaire

Ecarter la personne d'une fenêtre.
Enlever tout objet
Ne jamais laisser la personne seule
Ne jamais lui tourner le dos ( risque d'agression)
Ne pas avoir de foulard, écharpe (risque de strangulation)

contentionContention exceptionnelle

Avant d’utiliser la force, le dialogue est préférable.
Si la situation devient dangereuse, l’intervention en force n’est possible qu’en nombre suffisant, car l’agitation du malade va s’aggraver.
Il faudra alors se résoudre à la contention.

Elle est possible mais uniquement en cas de necessité absolue et en réferer au plus vite au 15 (article 122.7 du code pénal)

Le matériel doit être adapté avec des liens larges
Surtout pas de garrot et risque de compressions vasculaires et nerveuses (chevilles et poignets)

Quelques précuations sont nécessaires :
- vider les poches ( couteau, briquet)
- limiter le risque d'étirement
- surveillance visuele permanente
- urinal à disposition
- attention aux crachats et coup de pied possibles

 


Résumé

Points clefs

  • Balise l'accident
  • Identifie les dangers
  • Supprime le danger
  • Utiliser gants
  • Le  dégagement doit rester exceptionnel.
    • Eviter le dos rond en prenant par les aisselles et les pieds
  • Toujours garer son véhicule à l'endroit où on ne risque pas de suraccident
  • Porter une chasuble réfléchissante
  • Baliser les lieux ou faire baliser les lieux
  • Identification, lieu, gravité
  • Respecter chaine de secours
  • Incendie = exctincteur + évacuation
  • Fuite gaz = danger explosion
  • Personne agressive:
    • Calmer
    • Isoler
    • Faire parler
    • Ecouter

 


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Dr Pierre BLOT chim