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nrbc-humourNRBC

Risques biologiques, chimiques

Une arme NBC est une arme qui est soit nucléaire, soit biologique, soit chimique. . On parle donc de NRBC.

◁ N pour risque nucléaire

◁ R pour risque radiologique

▽ B pour risque biologique

▽ C pour risque chimique

En complément de ce cours du module 1, il est important de découvrir les plans de secours du module  8


 

Accident biologique

C'est la diffusion par aérosols, contamination des réseaux d'eau ou de la chaîne alimentaire, par infections d'animaux ou d'insectes ou par transmission interhumaine de bactéries, virus toxine issue d'un organisme vivant.

Citons le botulisme, le charbon, la peste, la variole, la toxine diphtérique…

Prévention

C'est la détection de colis ou d'enveloppe « suspects ». Il ne faut pas ouvrir ! ne plus la manipuler, le recouvrir avec précaution, fermer les ouvertures de la pièce afin d'éviter tout courant d'air, arrêter les systèmes de climatisation et de ventilation, puis prévenir le pompiers.

Les personnes qui ont eu un contact cutané avec la poudre doivent impérativement se laver les mains (ou toute autre partie du corps concernée, visage et cheveux notamment) très soigneusement avec du savon.

tenue Tycheni

Tenue Tychem (BSPP, exposition 2017)

Accident chimique

nrbc-humour 2Ce sont des toxiques industriels ou armes de guerre. Ces toxiques peuvent être à l'origine d'une pollution atmosphérique, d'une contamination des eaux superficielles ou souterraines, dont le danger est souvent d'expression immédiate (intoxication aiguë). Une catastrophe chimique entraîne généralement un grand nombre de victimes. Les sauveteurs sont eux mêmes soumis au risque d'intoxication et de transfert de contamination et de ce fait, doivent se protéger sans que soit retardés les soins d'urgence.

kurde-HlabjaContrairement aux agents fabriqués à partir d'organismes vivants, les armes chimiques sont relativement simples à produire et surtout à entreposer (elles sont beaucoup moins fragiles). Cependant, produire les grandes quantités nécessaires à un attentat d'envergure n'est pas une mince affaire ; c'est une entreprise hors de portée de bien des regroupements terroristes.

L'arme chimique « moderne », de masse, est apparue sur les champs de bataille pendant la Première Guerre mondiale, à Ypres, en Belgique. D'où le nom du premier gaz de combat, l'ypérite (gaz moutarde).
En 1988 a eu lieu un génocide Kurde à Halbja (Irak).

En 1995, l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo, fait 12 morts et plus de 5500 blessés.
Il peut s'agit aussi d'accidents industriels. Le plus grave à Bhopal (Inde) en 1984.
en 2001, l'explosion de l'usine AZF à Toulouse a engendré des lésions mécaniques et heureusement pas chimique.

Les plus dangereuses sont classées en 3 catégories :

- Agents vésicants : comme le gaz moutarde
- Agents suffocants : comme le chlore
- Agents neurotoxiques (dits "organophosphorés") comme le gaz sarin

Tokyo-Sarin

Métro de Tokyo

asf-explosion

AZF, Toulouse

 

Particularités

L'utilisation, lors d'un attentat, des agents chimiques décrits se caractériserait par un risque d'atteinte de masse. Une population de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers de victimes, pourrait être atteinte.
Nous serions alors dans une situation de médecine de catastrophe avec un risque de dépassement, face au nombre de victimes, à la fois des moyens engagés sur le site et des capacités de prise en charge hospitalière de proximité.
L'identification rapide sera difficile. Enfin et surtout, certains produits qui ont une forte toxicité, une possibilité de passage transcutané et une forte persistance, présentent un risque important de contamination, en l'absence d'un dispositif de protection efficace.
Il existe donc une possibilité de transfert de contamination de tous les acteurs engagés, depuis les sapeurs-pompiers/policiers/SAMU sur le site, jusqu'aux établissements hospitaliers eux-mêmes. Il en résulterait une désorganisation complète de toute la chaîne des secours.
Attention à la possibilité de double attentat survenant au moment où les sauveteurs sont présents ou en plusieurs lieux de la ville désorganisant complétement les secours.

Bilan

Les signes sont très variables selon le produit, de la simple irritation des yeux ou de la peau aux troubles digestifs majeurs, salivation excessive et surtout risque de paralysie respiratoire, convulsion et arrêt cardiaque…
Il ne faut pas oublier en cas d'explosions, les risques traumatiques.

Gestes

Le plan Piratox est déclenché. (Voir module 8) et le plan blanc à l'hôpital.

nrbc-protection1gants butylesPour se protéger, il faut porter des masques munis de cartouches filtrantes, porter des tenues en caoutchouc et des gants en butyle plutôt quand latex.

Les victimes sont traitées au poste médical avancé après décontamination, selon la chaîne classique du plan rouge.

Toutefois, il faut prévoir l'arrivée massive et spontanée de victimes contaminées à l'hôpital, qui arriveraient par leurs propres moyens. Les plans blancs hospitaliers sont les dispositifs organisant la mobilisation des moyens internes par l'application des procédures adéquates préalablement connues des acteurs concernés.

Pour les organophosphorés, il existe des kits d'injection d'un antidote (atropine)

▷ Savoir + : Plan de secours : plan rouge, ORSEC... (Module 8)

tenue NRBC

Tenue NRBC (exposition BSPP)

Points clefs

  • Quelque soit le type d'accident, l'ambulancier restera en dehors de la zone contaminée
  • Il s'abstiendra d'effectuer un transport immédiat "sauvage" vers l'hôpital le plus proche
  • Un irradié n'est pas contagieux, mais être en zone contaminé oui
  • Lors d'un attentat, attention au risque d'une explosion secondaire

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Le cours "nrbc " est téléchargable

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Dr Pierre BLOT chim