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Traumatologie

brancard 2Manipulation, Immobilisation, Brancardage

Avant toute manipulation, sauf dégagement d'urgence, un bilan vital et traumatique est effectué sur place sans bouger le blessé.
Puis le blessé est installé dans la position de sécurité adaptée à son état.
La mobilisation en technique évitera d'aggraver les douleurs, les lésions et l'état circulatoire.
L'immobilisation du rachis cervical se fera après maintien de la tête en position neutre, avec un collier cervical.
Le rachis dans son ensemble est fixé avec un matelas immobilisateur dit "coquille".
L'immobilisatiion d'un segment de membre traumatisé nécessite attelle modelable ou à dépression ou un matelas coquille selon la région.

 

algorigramme immobilisation

 


 

Préambule

bilanAvant de manipuler un blessé, il faut avoir fait :

Si nécessaire réanimation ou gestes de secours respiratoire sont pratiqués.

degagementLe blessé est installé en position de sécurité adapté à son état.
Bilan et gestes sont transmis au centre 15.

Une seule exception le dégagement d'urgence.

◁ Revoir dégagement d'urgence

▷ Voir fiche technique


 ▽△ Résumé du dégagement d'urgence

 

 L'usage est de pratiquer un bilan vital et traumatique (recherche de fracture du rachis) avant de mobiliser le blessé avec notamment un collier cervical.

Si l'accident ne peut pas être balisé et surtout si un danger grave persiste, il faudra procéder à l'évacuation d'urgence en dégageant rapidement la victime

Principes du dégagement

Il faut respecter le bloc tête-cou-jambes en évitant toute torsion ou flexion, en maintenant la tête  en traction pendant toute la durée du dégagement.
La victime doit être visible, facile à atteindre et aucune entrave ne doit l'immobiliser ou gêner son dégagement.
Il est essentiel que le sauveteur anticipe ce qu'il va faire et qu'il privilégie le chemin le plus sûr et le plus rapide à l'aller comme au retour.
Il faut détacher ou couper la ceinture de sécurité.
On vérifiera que les pieds et les jambes ne sont pas bloqués sous le tableau de bord.
On choisira la technique de dégagement en tenant compte de sa force physique

Traction par les pieds

On tire la personne par les pieds ou les chevilles, les jambes légèrement surélevés.

Technique de portage

S'il est évident pour un enfant, pour l'adulte, il nécessite 2 personnes.
On retrouve le problème de la flexion du rachis (dos rond) qu'il faut éviter, en essayant de maintenir le dos droit.
Les mains saisissent l'épaule et la cuisse opposées. Les avant bras soutiennent le cou, la tête ou le bas des cuisses.

 


 

Notes

  • Dégagement d'urgence ? = Non
  • Bilan et réanimation sur place

 

Principes de manipulation

▷ Voir Module 4: Ergonomie

Pour le traumatisé

Il faut éviter tout geste dangereux qui risque:

Pour l'ambulancier

dosIl faut éviter à tout prix de faire souffrir son dos à l'origine de lumbago voire de sciatique.
Une bonne position et un verrouillage du dos sont nécessaires.

▷ Voir les techniques de contrôle du dos au module 4

Installation en position d'attente de sécurité

Principes

Ne jamais mobiliser la victime avant la fin du bilan traumatique (sauf dégagement d'urgence).
Immobiliser la tête dans la position où elle se trouve avec les deux mains placées de chaque côté de celle-ci. Le sauveteur est à genoux derrière le blessé.
L'installation du patient en position de sécurité en lien avec sa situation et son état se décide parfois très tôt dans le bilan:

allongerLa position la plus sûre, chez un blessé conscient est à plat dos.
Pour un traumatisme minime, sans douleur du dos, la position 1/2 assise est plus confortable.

Maintien de la tête en position neutre

position neutreElle soulage la tension au niveau du cou et limite les mouvements.
L'aide se place dans l'axe de la victime, à sa tête avec les mains sur les 2 côtés du crane.
Si la victime est inconsciente, maintenir son menton en avant avec 2 doigts (index et majeur) placés sous l'angle de la mandibule pour maintenir les voies aériennes libre .
C'est l'attitude à adopter d'emblée en attendant la fin du bilan traumatique qui va suivre.
En présence d'une douleur cervicale ou d'une inconscience, on posera dans un second temps un collier cervical.

Le maintien de la tête à deux mains en position neutre, dans l'alignement du cou et du tronc :

L'équipier doit maintenir à deux mains la tête du blessé en position neutre :

▷ Voir fiche technique


 ▽△ Résumé technique position neutre ▽△

 

maintien- Se placer à genoux dans l'axe de la victime et placer les deux mains de chaque côté de sa tête ;
- Prendre appui, si possible avec les coudes sur le sol ou sur les genoux, pour diminuer la fatigue

menton- Si la victime est inconsciente, maintenir son menton en avant avec 2 doigts (index et majeur) placés sous l'angle de la mandibule pour maintenir les voies aériennes libres

- Maintenir cette position tant que la tête et la nuque de la victime ne sont pas immobilisées par un collier cervical et tant que le blessé ne repose pas sur un plan dur équipé d'un immobilisateur de tête ou un matelas immobilisateur à dépression.


      

Victime inconsciente : Position latérale de sécurité

pls 2La mise en position latérale de sécurité fait partie des premiers gestes à pratiquer chez un traumatisé inconscient avec pouls carotidien présent
Il faut respecter l'axe tête-cou-dos.
C'est un geste préventif.
En tractant vers le haut  (tête) et vers le bas (pied) on peut à plusieurs, parfaitement réaliser sans danger une P.L.S.

On palpera aussi le thorax et les membres car la personne est retourné du côté des lésions, c'est à dire le corps appuie sur les traumatismes.

▷ Voir fiche technique pls      

maintien

Conscient : Maintien en décubitus dorsal

pls

Inconscient : Maintien en PLS


Victime consciente

Il est important de parler au blessé, de le rassurer et de lui expliquer tous les gestes qui vont être pratiqués
Si elle parle, elle est consciente : poursuivre la surveillance et lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.
Surveiller la victime de manière continue, lui parler régulièrement et l'interroger
Conseiller fermement au blessé de ne faire aucun mouvement, en particulier de la tête
Installation en position neutre et poser par sécurité un collier cervical à la moindre douleur du cou.

à plat dos

(indispensable si traumatisme du bassin), certainement la position la plus sage
(même si elle est angoissante pour le blessé, le rassurer, lui tenir la main, dialoguer en permanence)

 allonger  allonger-jambes

1/2 assis

Chez une personne consciente avec un bilan traumatique normal ou mineur comme une lésion du membre supérieur, c'est la position classique.
Attention au préalable, on a vérifié:

La flexion des cuisses diminue la tension abdominale.

jambes fléchies              demi-assis-cote             demi assis 

Victime avec détresse

Arrêt cardio-respiratoire

Afin de pratiquer les gestes de survie (MCE + ventilation...), la personne est mise à plat dos sur un plan dur.

Détresse respiratoire

Le blessé conscient, sans lésion rachidienne est installée demi-assis.
L'inconscient en pls sur la lésion thoracique (afin de laisser respirer normalement sans l'écraser le côté sain).
Le blessé recevra en inhalation 9 l / mn d'oxygène avec masque à haute concentration.

Détresse circulatoire

allonger-jambesL'oxygénation est la aussi indispensable.
Les jambes sont légérèment surélevées
Si la détresse circulatoire est majeure par hémorragie massive et de crainte d'un arrêt cardiaque, ,on peut surélever les 2 membres inférieurs à 90 °.

position 1  position 2

Attention

  • Si on soulève les membres inférieurs d'un traumatisé
  • Cette position est définitive jusqu'à l'arrivée des secours médicalisés

 

Immobilisation

Principes

Note

  • Immobilisation :
    • antidouleur
    • évite les complications

Pour chaque traumatisme, il y a une immobilisation spécifique.
Elle sera détaillée dans les pages suivantes, au moment de l'étude approfondie des différentes lésions.

 

Immobilisation du rachis cervical

Préalable : maintien de la tête en position neutre

collier-imagePose d'un collier cervical

En immobilisant la colonne cervicale et en limitant les mouvements de flexion, d'extension, de torsion ou latéraux de la nuque, le collier diminue le risque d'aggravation d'une lésion de la moelle épinière. Toutefois, il n'est pas suffisant à lui seul pour empêcher tout mouvement de la nuque.

Indications
Matériel
Réalisation

▷ Voir fiche technique

▷ Télécharger le référentiel Word, pdf , epub


 ▽△ Détail de la pose collier (PSE)

 

Matériel

Le collier cervical est constitué d'une bande ou de deux parties rigides dont la matière varie selon le modèle et le fabriquant.
Il présente des échancrures destinées l'une au menton et les deux autres aux épaules.

Il comporte donc 4 appuis:

  • sternal
  • mentonnier
  • occipital
  • épaules

Il peut être équipé d'orifices :

  • un orifice antérieur pour éviter une compression du larynx
  • des orifices latéraux pour permettre le contrôle du pouls carotidien

Un système d'attache, par bande auto-agrippante ou par pression, permet sa fermeture.
Il existe, suivant les modèles, des dispositifs de réglage ou des tailles différentes.
Certains colliers cervicaux sont à usage unique.

collier1 collier2 collier3
collier4 collier5 collier6

 

Un collier cervical est toujours mis en place à deux secouristes sur une tête en position neutre.
Chez une personne consciente, on expliquera au blessé la manoeuvre et la justification préventive de ce geste.
Le retrait d'un collier cervical ne peut être fait que sur l'indication et en présence d'un médecin.

speedblock speedblock

Speedblock (Société Laerdal)

 

Victime allongée sur le dos

- Le premier intervenant se place à la tête de la victime, dans l'axe « tête-cou-tronc », et la maintient en position neutre. Ce maintien se fera pendant toute la manœuvre de pose du collier, sans autre manipulation ni traction
- Le deuxième intervenant se positionne sur le coté de la victime et réalise la mise en place du collier
- Il dégage les vêtements au niveau de la base du cou lorsque leur volume ou leur position peut limiter l'efficacité ou gêner la mise en place du collier
- Il choisit la taille du collier en respectant les recommandations du fabricant
collier-evaluation 2La hauteur du collier cervical doit être égale à la distance qui sépare le menton du haut du sternum de la victime (ce réglage se fera en fonction du modèle utilisé)
Le modèle en 2 parties permet de vérifier sa bonne taille en plaçant la partie antérieure au niveau du devant du cou
- Il glisse la partie arrière du collier sous la nuque de la victime en dégageant la ou les bandes auto-agrippantes ;
- Il positionne ensuite la partie avant du collier afin d'obtenir un bon appui menton-sternum mais aussi occipital et épaules;
- Il ajuste ensuite la hauteur du collier, si c'est possible (selon le modèle), et fixe les sangles;
- Après la pose du collier cervical, la tête reste maintenue à deux mains par un équipier secouriste dans l'attente d'une immobilisation sur un plan dur avec immobilisateur de tête ou sur un matelas immobilisateur à dépression.

collier-dos1 collier-dos2
collier-dos3 collier-dos4

 

collier faceVictime assise ou debout

- Le premier intervenant se place derrière la tête de la victime et la maintient dans l'alignement en position neutre
- Le deuxième intervenant dégage les vêtements au niveau de la base du cou ;
- Il choisit la taille et prépare le collier;
- Il positionne ensuite la partie avant du collier afin d'obtenir un bon appui menton-sternum;
- Il entoure le cou de la victime avec le collier et fixe les bandes auto-agrippantes
- Après la pose du collier cervical, la tête reste maintenue, à deux mains, par l'équipier secouriste placé derrière la victime

Enfant

La technique de pose est la même avec des colliers de taille adaptée.
Il faudra avant la manoeuvre bien expliquer afin de le rassurer, évitant ainsi ppleurs et agitation

Risques

Une fois la tête ramenée en position neutre, tout mouvement de la tête de la victime au cours de la mise en place du collier cervical doit être proscrit pour éviter une aggravation d'un traumatisme de la moelle épinière.
Si le collier cervical n'est pas de taille adaptée au cou de la victime, celui ci peut :

  • s'il est trop petit, permettre la flexion
  • s'il est trop grand, permettre des mouvements de bascule de la tête
  • s'il est trop serré, comprimer la trachée et les vaisseaux du cou

Le collier cervical ne limite pas en totalité les mouvements de rotation et de latéralité de la nuque. C'est pourquoi, il doit toujours être associé à un maintien manuel ou à un système d'immobilisation plus efficace (plan dur avec immobilisateur de tête, attelle cervico-thoracique, matelas immobilisateur à dépression).

collier-evaluation 1Evaluation

Le collier doit être de taille adaptée.

Il limite les mouvements de la nuque de la victime particulièrement au cours de sa mobilisation.

Une fois mis en place, la mandibule et le sternum en avant, le haut du dos et la base de la tête en arrière, les clavicules et les épaules (près du cou) doivent être en contact avec le collier         

Procédure d'entretien des colliers cervicaux réutilisables

Le collier doit être :
- nettoyé à l'eau savonneuse et rincé ;
- désinfecté en respectant les règles d'hygiène ;
- rangé dans un sac de protection.


 

▷ Voir fiche technique plan dur et immobilisateur tête

Immobilisation du rachis dorsale et lombaire

Il ne faut jamais plier la colonne en avant et transporter en saisissant sous les aisselles et les genoux. La mobilisation doit se faire toujours en traction (tête-pieds ou tête-bassin) pour garder le rachis en rectitude (la tête, le cou et le tronc doivent être dans un même axe) avec en plus une légère traction de la tête.

L'utilisation d'un matelas coquille est parfait  pour immobiliser l'ensemble du rachis y compris en pls (victime inconsciente).

Matelas immobilisateur

matelasdit matelas coquille c'est un sac plastique contenant des billes.
En faisant le vide les billes se rapprochent, le matelas moule alors le corps du blessé.

Il est étendu sur un sol propre, sans morceau de verre protégé par une housse plastique solide.

Puis la pompe à vide est branchée et un léger vide est obtenu.
Un drap en aluminium protège du froid puis un drap propre en papier solide jetable lutte contre les souillures. Le blessé est étendu sur le matelas par les méthodes habituelles de manipulation, puis les bords du matelas sont rapprochés au maximum afin de bien recouvrir tout le corps.
Le vide est alors pratiqué tout en maintenant cette position, jusqu'à obtention d'une dureté importante.

plan dur▷ Voir fiche technique

On peut aussi immobiliser sur un plan dur


 ▽△ Résumé de la technique d'utilisation

 

Indications

Il est utilisé pour immobiliser le corps entier d'une victime, suspectée de:

  • traumatisme de la tête
  • colonne vertébrale
  • bassin
  • cuisse (fémur)
matelas4Matériel

Le matelas immobilisateur à dépression est constitué :

  • D'une enveloppe souple et étanche contenant des billes de polystyrène expansé
  • D'un robinet permettant la sortie et l'entrée de l'air
  • D'un dispositif de saisie (poignées)
  • De sangles de maintien.

Il ne peut être utilisé qu'avec une pompe d'aspiration manuelle ou électrique (aspirateur de mucosités)

Réalisation

Dès que la mise en place du matelas immobilisateur à dépression est ordonnée, la conduite à tenir est la suivante :

  • Préparer le matelas immobilisateur à dépression en l'étalant au sol (surface plane), éventuellement sur une bâche de protection (valve située aux pieds de la victime)
  • Ouvrir le robinet et répartir les billes
  • Mettre en place une couverture de survie
  • Puis un drap en papier à usage unique
  • On peut préformé le matelas avec un léger vide
  • Déposer la victime sur le matelas, en utilisant une technique de relevage adaptée, et retirer le dispositif de portage, si nécessaire
  • Pendant toute la manoeuvre, la victime est munie d'un collier cervical et sa tête est maintenue par un équipier secouriste jusqu'à ce qu'elle soit immobilisée dans le matelas
  • Mettre en forme le matelas autour du corps de la victime
  • Rapprochent et maintiennent les bords latéraux le long du tronc et du bassin  et des membres inférieurs
  • Faire le vide à l'intérieur du matelas, en aspirant l'air avec un dispositif d'aspiration, jusqu'à ce que le matelas devienne dur
  • Fermer le robinet et déconnecter le dispositif d'aspiration
  • Ajuster les sangles de maintien

 


 

Immobilisation d'un membre

Principes

fractureSoutenir le membre blessé avec les mains et limiter, autant que possible, les mouvements
Inspecter la lésion avant de l'immobiliser en retirant ou remontant les vêtements si nécessaire (plaie, déformation, gonflement…) ;
Recouvrir par un pansement stérile et sec toute plaie avant immobilisation.
Si la plaie saigne, réaliser un pansement compressif épais, sauf s'il existe une issue d'os visible.
En l'absence d'une issue d'os visible, la fracture ouverte est traitée de la même façon qu'une fracture fermée après avoir placé un pansement stérile et sec sur la plaie.

Apprécier la température, la motricité, la sensibilité et le temps de recoloration cutanée de l'extrémité atteinte avant et après l'immobilisation.

Immobiliser correctement le segment de membre atteint en respectant les principes suivants :

Fracture avec déformation

La présence d'une déformation angulaire du membre atteint constitue un obstacle ou une gène à la mise en place d'un matériel d'immobilisation.
Il est donc nécessaire de réaligner le membre, c'est à dire de lui faire recouvrer un axe proche de la normale, avant de l'immobiliser.
fracture-deplaceCe réalignement permet de :

Le réalignement d'un membre se fait, chaque fois que possible, en présence d'un médecin.
En l'absence de médecin, le réalignement d'une fracture de l'avant-bras ou de la jambe ne sera réalisé qu'après avis médical.

Protection des plaies

On ne touchera pas à une fracture ouverte.
Toutes les manipulations se feront avec des gants stériles.
Les plaies sont protégées par des compresses stériles et des gros pansements dits " américain".
La fracture ouverte complexe est emballée avec un linge stérile.

▷ Fiche technique : pansement simple (PSE1)

▷ Fiche technique : types de pansements (PSE2)

▷ Fiche technique : emballage stérile (PSE2)

Pose de gants stériles

Moyens d'immobilisation

echarpeL'immobilisation est assurée par des moyens divers selon la localisation: écharpe, gouttière, attelle, matelas coquille, etc...

Echarpe

Faute de mieux, il permet de soulager la douleur d'un traumatisme du membre supérieur.
On peut adjoindre une planchette fabriquée sur place et rembourrée pour poser avant bras ou main

▷ Voir fiche technique "écharpe"

attelle4bAttelle modelable

En alliage léger elle est utilisée pour les immobilisations du membre supérieur en dessous du coude et du membre inférieur en dessous du genou.

▷ Voir fiche technique "attelles modelables"

attelle depressionAttelle à dépression

Elle immobilise bien la fracture et diminue la douleur.
Très pratique pour immobiliser les fractures des extrémités.(avant bras, jambe, cheville, pied)

▷ Voir fiche technique "attelles à dépression"

Attelle à traction

C'est  un matériel très spécialisé utilisé avec présence médicale pour la fracture du fémur.
Plutôt utilisée pour le transport secondaire (malgré son encombrement) car maintien la traction.

▷ Voir fiche technique "attelles à traction"

matelasMatelas coquille

C'est le matériel le plus pratique pour immobiliser le membre inférieur et de plus il protège le rachis.
Il est particulièrement indiqué si la victime présente de multiples lésions.

▷ Voir fiche technique "matelas immobilisateur"

▷ Voir vidéo : "Fractures ( (France 5, Allo Docteur)

L'arrêté du 20 Mars 1990 définit l'obligation d'avoir dans une ambulance de classe A ou C:
- 2 attelles pour membres inférieurs,
- 2 pour membres supérieurs,
- 1 collier cervical petit, moyen et grand ou 1 réglable
Le nécessaire est rassemblé dans un contenant unique, portable, réservé à cet usage, et protégeant des projections et de la poussière, à part du matériel de secourisme.d'urgence.
Il n'y a pas d'obligation pour le VSL (classe D).
▷ Savoir + : Matériel à bord (Module 6)

 

Immobilisation du membre supérieur

Elle est réalisée, soit avec une écharpe avec une planchette matelassée pour le poignet et la main.
On peut utiliser aussi une attelle modelable ou à dépression.

Une attelle à dépression immobilisera l'avant bras ou le bras.

Quelque soit le type de matériel utilisé, il faut laisser visible la main.
Car Il faudra vérifier avant et après l'immobilisation la chaleur, la coloration, la sensibilité de la main et les pouls du poignet.
Il faudra essayer d'enlever aux doigts et au poignet les bijoux, la main risque de gonfler (oedème).
Devant témoin, les bijoux seront confiés aux proches ou conserver en lieu sur.

Attention

  • Il n'est pas recommandé d'utiliser des attelles gonflables
    • difficulté de mise en place
    • complications possibles

attellembsup

Attelle modelable

attelledepression   immobilisation bras

Attelle à dépression

 

Immobilisation du membre inférieur

attelle4bLe matelas immobilisateur stabilise bien toutes les fractures du membre inférieur.

On peut utiliser des attelles modelables ou à dépression pour la jambe

                     

 

attelle mb inf

Attelle modelable

attelledepression mb inf

Attelle à dépression

 

Pour le fémur il existe des attelles spéciales à traction (à utiliser en présence d'un médecin)

Il ne faut pas confondre la fracture du fémur du sujet jeune qui est trés douloureuse et choquante nécessitant une immobilisation absolue et la fracture du col du fémur du vieillard peu douloureuse qui nécessite peu d'immobilisation: matelas coquille voire simple brancard.

Même principe que le membre supérieur en laissant le pied visible (chaleur...) en enlevant la chaussure si possible sinon desserrer la chaussure.

Attention

  • Ne pas confondre l'immobilisation du fémur et du col du fémur
  • L'immobilisation du fémur se fait en présence d'une équipe médicale

▷ Voir fiche technique "écharpe"

▷ Voir fiche technique "attelles modelables"

▷ Voir fiche technique "attelles à dépression"

▷ Voir fiche technique "attelles à traction"

▷ Voir entreprise Spencer

 

Relevage

▷ Voir Module 4 ergonomie

pompiersSauf danger, le dégagement n’est pas la priorité et nécessite une technique parfaite qui demande du monde.
La présence des pompiers est indispensable .
Il faut donc que tout ce monde soit réuni. Il faut rester très théorique et pratiquer systématiquement les gestes de dégagement appris même si le bilan semble rassurant.
Le premier bilan lésionnel est toujours imparfait, on n’est pas à l’abri de fracture du rachis découverte qu’après radiographies.
Des gestes maladroits peuvent entraîner des paralysies définitives. On ne devrait plus voir de blessé soulever brutalement par les bras et par les pieds, puis transporter à toute vitesse avec renfort de klaxons.
Le ramassage a pour but d’installer le blessé sur un brancard sans l’aggraver.
pontIl ne faut aucune précipitation.

Elle débute par la prise en masse du blessé en respectant la rectitude de l’axe tête-cou-tronc. En aucun cas le malade doit être plié par la prise spontanée par les bras et par les jambes.
Le passage du lieu de la détresse au brancard recouvert d’un matelas coquille se fait par les méthodes classiques de brancardage.
C’est le brancard qui va au blessé et non pas le contraire!!!
Il faut éviter les mouvements heurtés, les manipulations en plusieurs fois sans ordre, ni efficacité

 

Les technique de relevage sont décrites dans le fascicule officiel PSE2 (Ministère intérieur)


 ▽△ Quelques notions de base avant le module 4

 

Principes

Il faut remuer le moins possible le blessé sous peine d'aggravation des blessures comme une compression nerveuse ou vasculaire.
Cela permet d'éviter l'apparition d'une douleur source d'aggravation du choc traumatique.

Position stable

Il faut toujours soulever le blessé en ne fléchissant pas sa colonne vertébrale mais au contraire en fléchissant les genoux sans s'asseoir sur les talons puis élever les membres inférieurs colonne bloquée, les bras seront toujours tendus.
La respiration est bloquée, le ventre contracté (les abdominaux).
Ce mouvement est réalisé avec un bon équilibre: terrain stable, chaussures plates et membres inférieurs écartés.

Bonne prise

Il faut avoir une bonne prise afin de ne pas lâcher le blessé!
Le mieux est de glisser les mains sous l'individu, la prise par les vêtements est à éviter. L'efficacité est maximum si la prise a lieu le plus près possible du sauveteur donc: pieds près de la charge, écartés et décalés épaules effacées

Mouvements

Il faut éviter les mouvements heurtés, saccadés, les manipulations en plusieurs fois sans ordre,ni efficacité.
On doit toujours respecter l'axe tête-cou-tronc-jambes quelque soit l'état du blessé, avec éventuellement traction prudente du cou.
Le pire serait la prise immédiate du blessé par les aisselles et les pieds. C'est le brancard qui va au blessé et non pas le contraire!

Equipe

Il faut toujours travailler en équipe, avec un chef donnant des ordres permettant une bonne coordination des gestes. Il faut être en nombre suffisant, et utiliser la méthode adaptée à la victime et à la situation.

Méthodes

Le relevage varie avec le nombre d'intervenants: plus ils sont nombreux, plus la technique est sûre.

Méthode de la cuillière

Un libre accès autour de la victime est indispensable. Il nécessite 3 sauveteurs. Après avoir accédé facilement au malade, 2 sauveteurs prennent le malade du même coté en le soulevant après avoir glissé les bras sous le dos. Le troisième aide de l'autre coté avec les mêmes gestes, mais les 2 autres sont les porteurs. L'aide peut aussi pratiquer d'autres gestes comme la mise en place du brancard.

Méthode du pont

Les sauveteurs doivent enjamber la victime qui sera soulevée en un bloc et dans l'état ,c'est à dire même en PLS préalable.

Le brancard étant situé tout à coté d'un pied des sauveteurs. Le secouriste placé aux pieds soutient les membres inférieurs, en mettant une main sous l'extrémité inférieure des cuisses et l'autre sous les chevilles, ou bien en saisissant les 2 chevilles chacune avec une main ou le bas du pantalon.

 


 

Brancardage

brancard▷ Voir Module 4 ergonomie: " relevage et brancardage"

En dehors des passages difficiles (pas d'ascenseur par ex.), le brancard muni de 4 pieds à roulette permet un transfert facile.

Le mieux est l'utilisation d'un matelas coquille.

Si la position n'est pas horizontale, l'état circulatoire doit être parfait car on risque alors un arrêt du cœur par désamorçage de la pompe cardiaque.

 

installation ambulance

 

Attention

  • Si l'état circulatoire n'est pas bon, le fait de pencher le brancard est dangereux
  • Maintenir toujours la position horizontale chez une personne qui saigne

Points clés

  • Manipulation du cou
    • la tête doit être replacée en position neutre progressivement.
    • l'alignement « tête-cou-tronc » de la victime doit être maintenu
    • la motricité et la sensibilité sont évaluées avant et après la manœuvre
  • Pose d'un collier
    • sur une tête en position neutre
    • sans bouger la tête de la victime
    • de taille adaptée à la victime (points de contact).
  • Tête maintenue après la pose jusqu'à immobilisation complète.
  • Indications larges chez le traumatisé du matelas coquille
  • Un inconscient peut être mis en PLS dans le matelas coquille
  • L'immobilisation se fait en maintenant l'axe « tête-cou-tronc » de la victime
  • Un membre traumatisé est maintenu jusqu'à immobilisation complète
  • Le segment blessé et les articulations sus et sous jacentes sont immobilisés par l'attelle
  • Une attelle ne doit pas comprimer (circulation d'aval correcte)

Conseil

 


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Dr Pierre BLOT chim