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Bilan, gestes et transport

matelas femmeInstallation, Conditionnement

Installer la personne dans la bonne position est fondamentale. Le principe repose à de rares exceptions sur:
- inconscient sans arrêt circulatoire : en PLS
- conscient en détresse respiratoire (laryngite, cardiaque , insuffisant respiratoire) : 1/2 assis .
Immobiliser un membre ou un rachis suspect évite douleur et complications.

Au module 5, on apprendre à communiquer avec le patient
Au module 6, l'installation dans une ambulance et les répercussions du transport sur l'organisme


 

Installation

Urgence

L'installation du patient en position de sécurité en lien avec sa situation et son état se décide parfois très tôt dans le bilan:

ou au contraire il faut attendre la fin du bilan et être sur que la colonne vertébrale est intacte  pour mobiliser et installer confortablement.

hamacParfois un mauvais réflexe peut avoir des conséquences dramatiques comme:

Attention

  • Le choix d'une position n'est pas un geste anodin
  • Ecoutez le souhait du patient, il a souvent raison

Préalable (M5/M6)

▷ Savoir + : Relation et communication (Module 5)
▷ Savoir + : Sécurité du transport (Module 6)

Il faut vérifier que tout est prêt pour accueillir le patient ou le traumatrisé

La tenue et l'hygiène sera impeccable.
L'attitude est correcte sans angoisse et avec respect
On écoutera le patient et expliquera les gestes à faire.


▽△ Détails de l'attitude (M5 et 6) ▽△


Tenue et bonne hygiène

Elle sera propre et correcte avec le logo de la société et son nom et sa fonction accrochés à son blouson.(badge par ex.).
La couleur sera blanche ou bleue.
L'idéal serait d'avoir des manches courtes sans bijoux et montre permettant un lavage facile des mains et des avant-bras
Mains toujours propres et régulièrement lavées et désinfectés et ongles propres et coupées
Cheveux regroupés et protégés, sans foulard (risque d'agrippement de l'invalide ou de l'agité)

Attitude et respect

salutIl faut se présenter et décliner son nom, prénom voire son petit nom et sa qualification.
Une poignée de main sera la bienvenue (mains propres bien sûr et désinfection avec gel hydro-alcoolique.)
(geste discutable et sous réserve car risque de transmission microbienne)
On doit s'adresser directement à la personne, et la regarder dans les yeux afin de montrer le respect.
Votre visage sera détendue avec une attitude calme,détendu
- au même niveau
- yeux en face de la face du malade
- tenir la main

communiquerL'ambulancier doit être aimable, poli et courtois.
L'intonation de la voix est très important : non hésitante, ferme et douce à la fois.

Communiquer et écouter

dialoguecommuniquerLe malade a besoin de se sentir écouter, compris dans ce qu'il ressent (peur, anxiété, douleur…).
Il a besoin d'aide. Il faut rechercher ce qui lui manque.
Communiquer est une fonction indispensable à l'être humain.

Il faut rassurer, aider et secourir. Le malade est diminué, angoissé et souffre souvent.
Un sentiment de confiance doit être crée avec une écoute permanente, du respect, de la douceur et courtoisie.

Le dialogue avec le malade ne se limite pas à parler avec lui.
Votre attitude est souvent plus importante que votre réponse verbale.
Un regard, une poignée de main, une intonation dans la voix... sont déterminants dans un dialogue constructif avec le patient transporté.

Les paroles seront simples, courtes, claires, compréhensibles et apaisantes.

ecouteLe fait d'être attentif rassure le malade.La première chose à faire est de...ne rien faire, c'est à dire de laisser parler le malade tout en gardant une attitude attentive en le regardant et en accusant réception son message.
Par l'écoute du patient on lui fait prendre conscience d'une image plus positive.
Il a le sentiment que l'on s'occupe de lui.
Comprendre les pleurs, cris au besoin en expliquant que son attitude est normale, ne pas le culpabiliser
Un regard, une main peuvent suffire, pas besoin d'une longue explication surtout si vous devez mentir. Ex "tout va bien", alors que la personne est en train de mourir.
Les réponses seront prudentes, claires et simples sans minimiser ce que ressent le patient (douleur, angoisse...)
Un patient qui parle trop ou pas assez est souvent stressé.

Respect du malade et discrétion

chutIl faut considérer le patient comme un individu à part entière, malade mais aussi" client". Il a droit au respect.
Rien de plus désagréable d'ignorer le patient considéré comme un "paquet".
Attention aux conversations entre ambulanciers devant le malade. Raconter votre soirée alors que le patient insomniaque a souffert toute la nuit n'est pas très intelligent !
L'usage du smartphone est interdit dans le périmètre du malade et dans la cellule sanitaire.
Vous rentrez dans l'intimité de la personne avec tous ses secrets, sa pudeur (nudité), son infirmité (prothèse, perte des cheveux sous chimiothérapie...), sa vie privée.
A domicile, vous arrivez en étranger, surtout en urgence si l'intérieur est "dans son jus".
Le secret professionnel s'applique aux ambulanciers. (Voir module 7)

Expliquer

On informera le patient de la meilleure position possible, du trajet et de sa durée.
Mais il a aussi son mot à dire et ses souhaits : chauffage par ex.



Les positions

Retournement préalable

Si la personne est inconsciente et en détresse vitale, il faut la retourner avec précautions (par ex. : une défenestration) afin de mieux l'examiner et appliquer les gestes de secours en rapport avec son état.


 ▽△ Technique de retournement

 

Le retournement se pratique à 2.

1 er temps
- l'un , à la tête de la victime il prend à 2 mains la tête (front-occiput) et exerce une légère traction pour maintenir le cou dans l'axe
- l'autre met le membre supérieur opposé le long du corps.

2 ème temps
- le premier suit l'axe du cou au moment de la rotation
- le second saisie hanche et épaule du côté opposé ) lui même et fait basculer le corps vers lui

Un coussin sous l'occiput évite de modifier la flexion-extension du cou.
Si au cours du retournement, on confirme que la victime respire, on peut effectuer un demi-retournement permettant une pls.


 

Position latérale de sécurité ou P.L.S.

pls 2Il s'agit de LA position de référence pour toute personne inconsciente sans arrêt circulatoire.
Elle évite à tout liquide présent dans le pharynx d'obstruer les voies aériennes, et au pire de faire fausse dans la trachée puis dans les poumons.
En effet, elle met la tête sur le coté, donc le pharynx se retrouve facilement drainé.
Pour imaginer la situation, prenez un verre rempli de liquide, si vous le tournez de 90 °, le liquide sort...C'est pareil pour la P.L.S.

Indications

Elles sont larges.
Cela concerne tout patient présentant la moindre somnolence, inconscience. (On parle alors de coma).
Chez un traumatisé inconscient:
- la PLS s'impose malgré la suspicion d'atteinte du rachis cervical. Une simple traction tête-cou au retournement suivi de la pose d'une minerve prévient le danger ou mieux l'immobilisation dans un matelas coquille.
- en théorie, le traumatisé du thorax est, si possible, couché sur le côté atteint ainsi que les lésions traumatiques du membre inférieur. Mais si l'inconscience est peu profonde, l'appui peut être douloureux.

Contre indications

C'est l'arrêt cardiaque puisque pour pratiquer un M.C.E. il faut que le dos repose sur un plan dur.
Dans ce cas la vidange du pharynx se fait en utilisant un aspirateur de mucosités

◁ Revoir en détail page " position latérale de sécurité"


 ▽△ Revoir technique de PLS
 
Méthode

Le bras de la victime le plus proche du côté du sauveteur, est placé à angle droit, son coude plié.
On saisit le bras opposé de la victime, afin de pratiquer sans brusquerie le retournement. Il est aidé par la saisie de la jambe qui fait « bras de levier ».
Ensuite la victime est stabilisée en ajustant la jambe située au dessus de telle sorte que la hanche et le genou soient à angle droit.

pls 2   pls 3         

pls 5         pls 7       pls 8


 

Note

  • Il ne faut pas se poser de questions:
    • tout inconscient même léger, même après un accident doit être mis en PLS !
    • une simple somnolence aussi

Demi-assis

demi assis position 1/2 assiseC'est la position habituelle de transport dite de confort.
Elle permet au patient de se sentir à l'aise, de bien respirer et d'avoir la vue dégagée.
Le diaphragme n'est pas contraint par la pression de l'abdomen. Les mouvements respiratoires sont plus libres.
L'utilisation d'oreillers est un plus, hypoallergique bien sûr.

Mis à part l'inconscient (PLS) et le rachis douloureux (plan dur), pratiquement toutes les situations se contentent de cette position avec quelques détails pour les cas particuliers.
Elle est particulièrement utile chez les personnes consciences ayant une gène respiratoire comme une crise d'asthme ou un cardiaque.
N'oublions pas qu'il ne faut pas forcer le patient, notamment l'enfant à se mettre à plat dos surtout s'il existe une détresse respiratoire. Rappelons le cas dramatique de l'épiglotitte de l'enfant ou la position penchée en avant est OBLIGATOIRE.

Demi-assis, jambes fléchies

eviscerationjambes fléchiesLes jambes seront fléchies si le ventre est douloureux afin de relâcher les muscles de l'abdomen.
La personne peut préférer la position allongée et jambes fléchies.

D'autres situations exceptionnelles :

(Ne pas confondre : éventration: paroi musculaire défaillante, peau molle qui bombe, pas d'inquiétude, et éviscération: ouverture brutale complète de la paroi, les viscères à l'extérieur d'où le nom "éviscération" situation urgente).

Demi-assis, sur le côté

demi-assis-coteEn théorie, on demande de mettre sur le côté une plaie thoracique "soufflante" obstruant ainsi la brèche.
Souvent un malade conscient préfère se mettre sur le côté.
On évitera l'appui sur une escarre fessier chez une personne âgée.

A plat dos

allonger mceEn terme médical on parle de décubitus dorsal.
A noter que lorsqu'on demande au malade de se mettre sur le dos...il se met sur le ventre !

Indications

- MCE
Certes il est inconscient et en théorie on devrait le mettre en PLS mais on n'a pas le choix pour que le massage soit efficace, toujours contre un plan dur..

- Fracture du rachis dorsal ou lombaire
matelas-coquilleC'est l'attitude de prudence, permettant de ne pas mobiliser le rachis, voire sur une planche ou une porte en l'absence de matériel (à condition que le traumatisé soit conscient).
Elle n'est pas dangereuse en théorie, mais un peu angoissante en regardant le plafond !
Elle sera complétée plus tard par l'utilisation d'un matelas coquille.

Un traumatisé inconscient, même avec un doute sur le rachis sera coquillé et mis en PLS. Du moment que l'on respecte l'axe tête-cou-tronc par traction puis immobilisation par matelas coquille, il n'y a pas de problème.

- position d'attente d'un traumatisé conscient avant la fin du bilan traumatique (qui éliminera ou non une douleur du dos)

Contre indications

Elles sont nombreuses et non respectées ce basculement peut entraîner la mort par asphyxie.

Note

  • Evitez d'avoir le réflexe d'imposer au patient la position à plat

A plat dos jambes surélevées

allonger-jambesMalaise

C'est une bonne position provisoire pour un malaise à tendance syncopale.
Dès que la personne a repris ces esprits, peu à peu la position 1/2 assise sera plus agréable.
Attention on ne doit pas passer de cette position à une chaise brutalement.

Choc hémorragique

Les jambes surélevées permettent de tonifier la circulation sanguine avec le sang qui remonte au coeur.
Chez un traumatisé conscient et sans douleur palpable au niveau du rachis, on peut surélever légèrement  la tête en position "hamac". Cette position est discutable.

Attention

  • Si on soulève les membres inférieurs d'un traumatisé
  • Cette position est définitive jusqu'à l'arrivée des secours médicalisés
jambes sureleveesChoc hémorragique majeure

Si la détresse circulatoire (pouls filant mais pas de tension par ex) est préoccupante, on peut soulever à 90° les 2 membres inférieurs et en permanence.

Quelques signes sont révélateurs d'une hémorragie abdominale: éraflures, côtes basses douloureuses...

Rappelons que l'hémorragie interne n'est pas visible et pas forcément traumatique:

Contre-indications

Le choc cardiaque (dit cardiogénique) rare restera 1/2 assis.
Le plus souvent violente douleur thoracique avec ou sans détresse respiratoire (OAP) et effrondement de la tension (collapsus)

A plat ventre

C'est une position que la personne prend spontanément pour calmer la douleur.
Il faudra bien recouvrir le patient et être discret lors des trajets en brancard car assez humiliante.
Après une intervention dans la région des fesses, la personne peut s'assoir sur une petite bouée (pas aussi grosse que sur le dessin quand même !)

Installations selon la pathologie

Femme enceinte

grossesseeceinte-position 3eceinte-position 1eceinte-position 2Elle est allongée sur le côté gauche, pour éviter l'apparition d'une détresse circulatoire. On peut mettre un petit coussin sous le bassin droit (la fesse).
Cela dès la 20 ème semaine de la grossesse.

Le poids du foetus appui sur les vaisseaux (veine cave) de l'abdomen et le sang ne revient plus au coeur. En mettant sur le côté, l'utérus bascule et appui moins.   

▷ Voir femme enceinte

Cardiaque

Il est installé demi-assis sauf...s'il fait un arrêt (décubitus dorsal)

Etat de choc, collapsus

Il n'y a pas de position idéale. La tête ne doit pas être trop haute, donc position demi assise modérée (ou à plat dos) et les jambes sont légèrement surélevées.

Surtout en cas de détresse circulatoire majeure par hémorragie massive et de crainte d'un arrêt cardiaque ,on peut surélever les 2 membres inférieurs voire à 90 °, mais attention , jusqu'à l'arrivée de soins médicaux, cette position doit alors être conservée. Si on réabaisse les jambes, la situation peut devenir dramatique.

A l'hôpital, après un accouchement ou une intervention avec les jambes en l'air dans des étriers, l'infirmière demande toujours au médecin anesthésiste si elle peut abaisser les jambes. Le médecin vérifie que la tension est bonne et que l'état circulatoire est satisfaisant. De toute façon, cet abaissement se fera progressivement et jambe après l'autre.

Insuffisant respiratoire

Il sera installé demi-assis.
Le malade demande même de s'assoir sur le coté du brancard jambes pendantes. Ce n'est pas une situation stable pour le transport. Il faudra donc rester près de lui.
Le malade surtout l'asthmatique est angoissé et a la sensation d'étouffer et demande l'ouverture d'une fenêtre. Il faut user de beaucoup de psychologie pour dédramatiser la situation.

Epiglotitte

epiglottiteIl s'agit d'une situation très exceptionnelle aux conséquences dramatiques.
Un enfant a une infection des voies aériennes supérieures sévère.
Il y a une forte fièvre, une altération de l'état général avec l'absence de voix et même un tirage respiratoire.
Ce sont tous les signes de l'infection du larynx ou laryngite.

Que se passe t-il ? En effet les microbes ont surtout attaqués l'épiglotte, le petit "épi" qui est situé juste avant la glotte, c'est à dire le larynx. Celui ci gonfle . C'est l'épiglotite.

Il est maintenant facile de comprendre que si l'enfant bascule en arrière, la grosse masse de l'épiglotte plein de pus va faire clapet sur le larynx et le boucher. L'asphyxie est majeure et très rapidement l'enfant meurt. C'est d'autant plus dramatique qu'à l'hôpital en quelques jours la situation va redevenir normale.

Beaucoup d'enfants infectés, arrivent en arrêt aux urgences.

Même si un seul ambulancier, parmi vous, rencontre une fois dans sa vie ce cas, ne l'oubliez JAMAIS. Merci.

Attention

  • Cas exceptionnel mais dramatique
  • Epiglottite = ½ assis, PENCHE en AVANT, sous peine d'arrêt cardiaque.
  • N'oubliez pas ce scénario

gangreneDiabétique ayant un pied en mauvais état

Il faudra faire très attention aux membres du malade en évitant tout traumatisme même minime car une ulcération apparaît très vite et sans guérison majeure.
Toute plaie ou escarres seront protégés par un pansement stérile et emballer ensuite dans un pansement ouaté (pas directement sur la plaie bien sûr!)
Rappelons que la "douleur alerte" est souvent absente car insensibilité possible.

▷ Voir Module 2 : Diabétique

Insuffisant rénal sous hémodialyse

fistule arterio-veineuseAprès la séance de dialyse, le patient est souvent fatigué. Il y a risque d'hypotension (vertiges, malaise) et de saignement de la fistule.

Au retour, le patient est allongé, le bras visible. Il ne sera jamais couché, sous peine d'obstruction, sur l'avant bras porteur de la fistule artério-veineuse.
De même on ne prendra pas la tension du malade sur ce côté.

▷ Voir Module 2 : Hémodialyse

Plaie abdominale, éviscération

Il sera installé très légèrement demi-assis et surtout les cuisses fléchies afin de diminuer la tension sur les muscles abdominaux.

Plaie de l'oeil

Saignement de nez (épistaxis)

En sus de la compression de la narine, il est préférable de demander à la personne de se pencher en avant pour que le sang soit drainé vers l'extérieur et non pas vers le pharynx.

Note

  • Eviter la chute
  • Une vigilance importante doit être portée à la bonne installation du patient afin d'éviter une chute pendant le transport.

Manutention et brancardage

▷ Voir Module 4: Ergonomie

Il faut éviter tout geste dangereux qui risque:

Obésité

De plus en plus, l'ambulancier est amené à transporter des personnes ayant un excès de poids majeur.
Des précautions spécifiques sont à observer:
- possibilité ou non de marche
- nombre suffisants pour le portage
- brancard robuste et adapté
- passage possible en zone rétrécie (portes, ascenseur)

Escarres

Il se forme lors d'un appui sans mouvements (alitement prolongé). La peau devient rouge, puis s'abime.
Il faut l'éviter par un changement de position fréquent et des soins d'hygiène.
Pour le transport, l'escarre sera protégée, les déjections nettoyées et la personne bien positionnée.

▷ Voir détail escarres (M2)

Conditionnement

Protection thermique

Protection de confort

recouvrircouvertureMême si vous avez chaud, le patient a souvent froid.

Pour son confort, il faut le réchauffer à l'aide de couvertures (attention à l'asepsie), ou plutôt avec une couverture isolante métallique à usage unique et surtout en maintenant une bonne température de l'habitacle.

 

Le cardiaque

Si le patient a froid, il va frissonner pour essayer d'augmenter sa température interne de son corps. Or ces frissons sont grand consommateur d'oxygène. La pompe cardiaque va donc beaucoup travailler. Et cela n'est pas bon pour le cœur malade comme le coronarien, c'est-à-dire le patient ayant des artères des coronaires rétrécies (Antécédents d'infarctus ou d'angine de poitrine).

Il faut utiliser tous les moyens à sa disposition pour réchauffer un cardiaque qui a froid et frissonne.

Fièvre

Un malade fiévreux à froid, mais en théorie, surtout chez l'enfant, il faudrait le refroidir ce qu'il ne va pas toujours apprécier !
En effet, une variation rapide de la température vers le haut, risque d'entraîner une convulsion (crise d'épilepsie) appelée convulsion hyperpyrétique.

chaudHyperthermie ou coup de chaleur

C'est une situation redoutable, soit après un gros effort (type marathon) ou bien un environnement défavorable (canicule).

Il faut donc le plus rapidement possible refroidir la victime avec des linges humides.

Panoplie du secouriste: thermomètre auriculaire et draps humides

▷ Voir détails cours hyperthermie (M2)

Hypothermie, Etat de choc, Réanimation cardiaque en cours....

froidIl était classique d'enseigner qu'il faut réchauffer…

Or paradoxalement, il faut savoir que le froid protège les cellules qui manquent d'oxygène (hypoxie).
C'est tellement vrai qu'en chirurgie cardiaque, on utilise le refroidissement pour protéger le cerveau.

En conclusion, dans les situations critiques, il est préférable de respecter un certain degré d'hypothermie

▷ Voir détails cours hypothermie (M2)

Immobilisation

▷ Les détails seront étudiés dans le chapitre Traumatologie

Principes

Tout traumatisme: suspicion de fracture, entorses, les déchirures musculaires, rupture d'un tendon sera immobilisé.

L'immobilisation limite le mouvement pour :

L'intensité de la douleur (traumatisme) peut retentir sur:

Les secousses du transport n'arrangeront pas les choses !

Retrait du casque

casqueIl sera retiré si:

 


 ▽△ Technique de retrait du casque

 

Le retrait se fait par 2 ambulanciers

1 er temps
- l'un, à la tête du blessé maintient avec ses 2 mains tendues le casque à distance pour pouvoir retirer le casque sans avoir à bouger ses genoux
- l'autre sur le côté releve la visière et dégrafe ou coupe la sangle de la mentonnière

2 ème temps
-
le premier continue de maintenir la tête en légère traction et un peu redressée et avec une main soulage le cou.
- le second pose une main sous la nuque pour la maintenir

3 ème temps
- le premier tire doucement vers le haut le casque jusqu'à mi retrait
- le second glisse peu à peu sa main pour soutenir l'occiput et de l'autre, les doigts de l'autre main maitiennent en crochet le menton

Fin de la manoeuvre
- le casque est retiré et un coussin est glissé sous la tête pour maintenir l'axe tête-cou-tronc.
- un collier cervical est posé.


 

Immobilisation  colonne vertébrale

Collier cervical

collierIl permet d'immobiliser correctement le cou.

- Maintien de la tête à 2 mains
Pour cela, il faut la maintenir en position neutre (ni de flexion, ni d'extension) dans l'alignement du thorax

- Pose du collier cervical
Il est posé avant tout déplacement et après maintien de la tête en position neutre systématiquement chez un blessé inconscient.
Pendant que la première personne maintient la tête, la deuxième se place sur le coté, dégage les vêtements.
La partie arrière du collier est glissée sous la nuque, puis complétée par la partie avant. Le tout est solidarisé avec les sangles.

▷ Voir fiche technique

coquille 2Matelas coquille

Le matelas immobilisateur dit matelas coquille maintient l'ensemble de la colonne vertébrale.
Elle n'empêche absolument pas la position latérale de sécurité chez le blessé inconscient.

Plan dur

Faute de matériel, un rachis douloureux sera installé sur un plan dur mais avec une manipulation parfaite.

Immobilisation membre supérieur

attelle brasElle est réalisée, soit

Quelque soit le type de matériel utiliser, il faut laisser visible la main.
Car Il faudra vérifier avant et après l'immobilisation la chaleur, la coloration, la sensibilité de la main et les pouls du poignet.
Il faudra essayer d'enlever aux doigts et au poignet les bijoux car la main risque de gonfler (oedeme).
Devant témoin, les bijoux seront confiés aux proches ou conserver en lieu sur.

Immobilisation membre inférieur

attelleLe matelas coquille immobilise bien toutes les fractures du membre inférieur.
On peut utiliser des attelles pour la jambe et des attelles spéciales pour le fémur
Même principe que le membre supérieur en laissant le pied visible (chaleur...) en enlevant la chaussure si possible sinon deserrer la chaussure.

Pansements

La mise en place sera avec des gants stériles.
Pour protéger une plaie, on peut utiliser divers types de pansement:

Le maintien du pansement se fait avec:

▷ Fiche technique : pansement simple (PSE1)

▷ Fiche technique : types de pansements (PSE2)

▷ Fiche technique : maintien pansement par bande (PSE2)

▷ Fiche technique : maintien pansement par filet (PSE2)

Brûlé

▷ Voir cours "brûlures"

La victime est soustraite du feu au besoin en l'enroulant dans une couverture puis refroidissement si on est présent.
Bagues et alliances sont retirées, en cas de brûlure au bras, avant que l'œdème se développe.
Il faut emballer avec un drap stérile.
Le port de gants et d'une bavette sont nécessaires

Plaie

▷ Voir cours "plaies"

Il faut respecter la règle classique : "Ne pas toucher, emballer, étiqueter, évacuer"

Conditionnement médical

rea-medEn présence d'une détresse vitale, l'intervention médicale d'un SMUR permettra de conditionner et d'essayer de stabiliser la personne avant son transport.
Ce conditionnement repose sur:

◁ Revoir réanimation médicale (hors programme)

Consignes à respecter

Consignes du médecin

Avant le départ de son domicile, le malade aura, parfois été examiné par son médecin traitant, le médecin de garde ou un spécialiste des urgences comme « SOS médecins ».
Si une hospitalisation est prévue, une ordonnance a été faite avec une prescription notant le type de transport (VSL ou ambulance) et quelques consignes comme le transport sous oxygène.

Relais véhicule premier secours ou SMUR

L'ambulancier intervient à la demande des secours publics (Pompiers, SMUR) pour un transport d'une personne en état stable.
Les transmissions sont faites avec le médecin  du SMUR ou le chef du véhicule. Une feuille d'intervention  vous est confiée.

Transport secondaire

A l'hôpital ou en clinique, il est plus rare que les consignes soient notées par écrit ce qui est dommage. Il faut user de diplomatie pour que tout soit correctement transcrit.
Il ne faut pas oublier la lettre d'accompagnement et le dossier médical (qui ne sera pas ouvert ni lu pendant le transport).

Conditionnement malade appareillé

perfusionSi le transport par ambulancier est autorisé soit vers un hôpital (transport primaire) ou d'un établissement à l'autre (transport secondaire), le patient peut être porteur de sondes, tuyaux, cathéters, poches, drains...

Il est important avant d'effectuer le transport de tout vérifier. Citons quelques exemples:

Le mieux est en présence de l'infirmière de tout contrôler ensemble.

▷ Voir chapitre maladies -> Transport d'un malade appareillé

Information
On ne peut pas demander à l'ambulancier des soins qui ne sont pas de son ressort.
S'il peut transporter un malade perfusé, porteur d'une sonde urinaire ou gastrique, il ne peut pas pratiquer ou surveiller des soins en cours comme une transfusion, utilisation par pousse seringue de médicaments puissants ou d'injecter un médicament à une heure donnée, changer une perfusion. Dans ce cas, une infirmière doit accompagner le malade.
Pour les patients dont l'état clinique est instable avec une détresse d'une grande fonction vitale, le transport sera médicalisé avec un S.M.U.R.

Points clefs

  • Inconscient sans arrêt circulatoire = PLS
  • Cardiaque, Insuffisant respiratoire : 1/2 assis
  • Epiglottite de l'enfant : 1/2 assis, penché en avant
  • Inconscient traumatisé = traction tête-cou-tronc + PLS
  • Ne pas imposer au malade concient la position à plat
  • Refroidir un enfant qui a de la fièvre
  • Bien réchauffer un cardiaque
  • Ne pas réchauffer un malade en cours de RCP
  • Toujours immobiliser un traumatisme des membres
  • L'immobilisation lutte contre la douleur
  • Le rachis est immobilisé par collier et matelas coquille
  • Au mb sup toujours laisser visible la main
  • Après immobilisation, vérifier chaleur, coloration, pouls et sensibillité de l'extrémité
  • Plaie: "Ne pas toucher, emballer, étiqueter, évacuer"
  • Brûlures: emballage stérile

Conseil

 


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Dr Pierre BLOT chim